SCÈNE III
Les mêmes , M”* ÉMERY. [Hile eit euMe de ta femme de chambrr. A savue Alfred a tressailli. De son côté Emery a fait un léger mou* vement.)
bidaut, allant virement d elle.
V ous sortez , madame?...
M œ « ÉMERY.
Oui, j’ai quelques emplettes a faire dans le quartier; je serai bientôt de retour.
bidaut, à part.
Pauvre femme! si elle savait...
prosper, qui a observé le trouble d’Alfred et de M me Emery , à part.
Décidément, j’ai deviné juste... Et le patron qui est tranquillement a Paris... pauvre bonhomme !
J’ai aussi plusieurs courses a faire ; si madame veut accepter mon bras jusqu’à la grande rue?
M®* EMERY
Volontiers, monsieur Bidaut.
bidaut, à part, en fermant la caisse.
Au moins , j’empêcherai que ces bruits ne parviennent jusqu’à elle; et puis je passerai a la poste... on ne peut pas s’en rapporter à ce Prosper.
Pendant cet aparté, Alfred et Émery ont échangé un regard que Prosper a surpris à la dérobée.
prosper, à part , jouant l’émotion.
Infortuné patron !
bidaut, prenant son chapeau.
Avant de vous en aller , monsieur Alfred, vous balancerez le compte de la maisoçpBourdet et compagnie de Rouen-.. ( Indiquant la porte de droite.) Vous trouverez ce compte sur le bureau de monsieur Emery.
AIFRRD.
Bien.
bidaut, d Prosper.
Vous, monsieur, si vous partez avant mon retour, vous aurez la complaisance de ne pas laisser la porte du magasin toute grande ouverte, comme hier au soir.
prosprr , à part.
Attrape !
bidaut, o Emery.
Je suis à vos ordre, madame.
M me EMP.RY.
Messieurs... (Alfred et Prosper lui rendent son salni; elle ajoute : ) Venez-vous, Justine?
Elle sort avec Bidaut et suivie de la Femme de chambre, par la porte de sortie, dans le pan à droite. Alfred s remis À la table-pupitre.
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