‹ Émétine et atropineChapitre 13 sur 24 · I. Atropine d'abord; Emétine ensuite · texte numérisé non relu

I. Atropine d'abord; Emétine ensuite

Expér. XIX. — Nous avous déjà publié les premières phases de cette expérience dans la deuxième partie; nous la donnons cependant ici en entier.

l*^"" juin. Grenouille petite. — Cœur mis à nu à 8,14. - • 8,15: 60 puis. — 8,19 : 60. — 8.19 : instillation sur le cœur de 0,001 sulfate d'atropine {^1. — 8,21 : 60. — 8,24 : 60. — 8,27 : 60. — 8,31: 60.-8,34: 2« instillation semblable. — 8,38: 54.— 8,43: 52. — 8,51 : 54.-8,57: 54.- 9,5: 54. — 9,6: 3« instillation semblable. — 0,13: 44. — 9,20: 40. — 9,25: 45.— 9,30: 48.-9,40: 52.- 9,48: 48.- 10,13: 56.- 10,20: 56.-10,22: 4^ instillation peut-être un peu pins forte, — 10,27: 31. Diastole un peu dicrote.— 10,31 : 32.- 10,35 : 37.-10,38: 41.- 10.47:46.-10,50:52. — 10,55: 50.- 10,57:52.- — 10,57: 5^ instillation semblable (1 ou 2 gouttelettes deO,001).— 1 1,3 : 32. Le dicrotisme de la diastole, qui avait dis-

paru, a reparu. — 11,5 : 32. — 1 1 ,7 : 34. — 1 1,9: 36. — Soir, 1,30 : 48. - 2,7 : 56. — 2,9: 60. — 2,53 : 56.-4 : 60. — 4,1 : ^Q'- instillation semblable. — 4,5 : 34. •— 4,8: 36. — 4,12 : 36.— 4,15:40.-4,15: 7*^ instillation de 2 ou 3 gouttelettes semblables, de 0,001 f?) cbacune. - 4,16 : 30.-4,17 : 28. Apparition du dicrotisme à la systole. Jusqu'ici on n'avait noté après obaque instillation que le dicrotisme de la diastole. — 4,10: 26.-4,21:26.-4,22: 24. — 4,25: 25.-4,27: le dicrotisme a disparu de la systole. — 4,28: 28. — 4,28: 8« instillation d'une gouttelette. — 4,20: 30. La systole devient dicrote. — 4,31 : 29. — 4,33 : 20. — 4,34 : 31 . — 4,34 : 9" instillation semblable. — 4,36 : 31.- 4,38: 29.- 4,40:30.- 4,46: 30.- 4,50: 32.- 4,50: 10« instillation de 2 ou 3 gouttelettes.— 4,51 : 34. — 4,53 : 34. — 4,56 : 34. — 5,2 : 36. —5,2: ir instillation semblable. — 5,3 : 36. — 5,4 :36. — 5,4 : instillation d'une division 0,005. — 5,6 : 32. — 5,7 : 30. — 5,8 : 30.— 5, 10: 28. — 5,12 : 26. — 5,14 : 26. — 5,14 : instillation d'une division : 0,005. — 5,15 : 26. — 5,18 : 26 très faibles. — 5,19 : 25.

5,20 : Instillation d'une gouttelette émétine(/J, soit environ 0,0002. — 5,21 : 26. — 5,22: autre gouttelette semblable. — 5,23 : 24. — 5,25 : 24. — 5,25 : autre gouttelette semblable. — 5,27: 24.- 5,30: 22.

Une grenouille forlemenl alropinisc^e (0,025 sur le cœur) reçoil sur le cœur Irois goullelelles d'éméline sans elFel sensible dans aucun sens.

Mais celle expérience, Irès inléressanle pour l'adion de l'atropine, esl Irès peu concluante pour l'action ultérieure de l'éméline, parce que la dose d'éméline a été Irop faible (0,0006 en Irois fois), et parce que, dans celle seconde phase, elle n'a pas élé suivie assez longtemps.

Ex\m\ XXI. — (Même remarque préalable que pour l'Expérience xix). — 1" juin. — Grenouille petite. —Cœur mis à nu à 8,7 — 8,8 : 56. — 8,17 : 56.-8,17: injection de 0,001 sulfate d'atropine (ff^) sous la peau de la cuisse. —8,21 : 58.-8,23: 60 — 8,26: 56. — 8,30: 56. — 8,32 : V injection semblable. -8 36: 56.- 8,42: 56. -8,50: 5'2.- 8,57: 50.- 9,4: 51. — 912-50 faibles. — 9,14 : 3« injection semblable. — 9,18 : 51 - 0,23 : 50. - 0,26 : 50. - 0,32 : 48. - 0,37 : 48. - 0,40 : 56. - 0,48: 52. - 10,9 : 52, - 10,16 : 52. - 10,18 : 4' injec-

tion semblable. — 10,20: 56. — 10,26: 50. — 10,29: 51. — 10,33:52.- 10,36:50.— 10,41: 50. — 10,42: 5" injection semblable.— 10,45: 52.- 10,49: 50.- 10.55: 48.- 11,1; 52. — 11,5: 48. — Soir, 1,38: 48.- 2,8:48.- 2,53:48.— 3,59 : 52. —4,13 : 52. — 4,41 : 52 petites.

4,42 : instillation sur le cœur d'une gouttelette solution d'émétine(sV): 0,0002.-4,44: 48.- 4,45: 48. — 4,47: nouvelle gouttelette semblable. — 4.48 : 44. — 4,52 : 44. — 4,55 : 42. — 4,59 : 40. - 5 ; 42. — 5,1 1 : 40.

Chez une grenouille alropinistie par 0,005 sous la peau, deux goultelelles d'éméliiie sur le cœur onl ralenti les pulsations de 12 en 20 minutes.

IVIais celle Expérience est passible des mêmes objections que la précédente; elle n'esl pas plus concluante, el nous n'insislons pas.

Expér. XXIV. (Même remarque que pour l'Expér. xix). — 12 mai. Cœur mis à nu à 9 li. 50. Hernie du poumon, — 52 puis. 9,24: instillation goutte à goutte sur le cœur de 0,0025 sulfate d'atropine —9,30: 30 très complètes. — 9,35: 24.

9,38: instillation sur le cœur d'environ 1/4 seringue d'émétine (^) : 0,005.-9,41 : 21 alFaiblies ; diastole dicrote. Le ventricule se vide bien complètement comme avant.— 9,45 : 16. Moindre amplitude qu'au début, mais le ventricule se vide bien; mouvements convulsifs.. — 9,48 : 16 très faibles, mais cœur très paie. Convulsions répétées. Cœur très faible.— 9,54 : 14.-10,2 : 7 à peine sensibles. — 10,9: 4 à peine sensijbles. — 10,16: pins de contractions du tout.

A la suilc de celle Expérience, sur noire cahier de laboratoire, nous avons écrit immédiatement: donc, action ordinaire de l'éméline nullement inlluencée par l'alropine antérieure.

En elFel, 2 milligr. et demi d'atropine sont d'abord mis sur e cœur el ralentissent de 28 puis, en 1 1 min. A ce moment, cinq Tidhgr. d éméline sont également mis sur le cœur et le pouls ombe à Oen 38 min., en même temps que la contraction el'enôme présente les modifications ordinaires.

Si l'on compare en particulier cette Expér. à l'Expér. ix voir la partie) on verra que la môme dose (0,005) d'é-

métine a arrôlé le cœur : dans Vunn, sans aclion aolôrieurc de l'alropiiie, en 35 min., cl dans l'autre, avec aclion antérieure de i'alr()|)ine, en 38 min.: c'esl absolument la m^^me chose.

Expér.xxy. (Même remarque que pour l'Expér. xix). — 12 mai. Cœur mis à nu à 9,5. Hernie du foie. 44 puis. — 9,23: instillation sur le cœur de 0,0025 sulfate d'atropine [jj-J. — 9,28:42.- 9,35:40.

9,36 : instillation sur le cœur de 1/4 seringue émétine (,-,) : 0,005.— 9,42:3!.— 9,47:28. ^9,51: convulsions. — 9,53: 24 très faibles ; dicrotes. Convulsions répétées. — 10,3: 20 très faibles. — 10,8: 22. — 10,14 : 20. — 10,19: 18. — 10,21 : 20. — 10,24: 18. Dicrotisme à la systole et à la diastole. — 10,28 . 20. — 10,33 : 18.- 10,36: 20.""

Celle grenouille a mieux résisté à l'un el à l'autre poison que celle de l'Expér. xxix. D'abord les deux milligr. 1/2 d'atropine sur le cœur n'ont ralenti que de 4 puis, en 12 min. (au lieu de 28 p. en 11 m.), el ensuite les cinq milligr. d'éméline n'ont ralenti que de 20 puis.; en une heure, ils n'avaient pas encore arrêlé le cœur, sur lequel on les avait placés.

Est-ce à dire que l'atropine ait empêché l'éméline d'agir aussi énergiquemenl que d'habitude? Ce serait aller beaucoup trop vile.

En somme, nous ne pouvons pas conclure grand'chose de ces quatre faits. Les deux premiers ne prouvent rien, parce que les doses d'éméline ont éié Irop faibles el que l'expérience n'a pas été suivie assez longtemps. Quant aux deux derniers, ils sonl intéressants ; mais ils ne sont pas assez nombreux pour élayer une conclusion quelconque.

Nous aimons donc mieux rester sur la réserve el dire que c'esl là un côté de la question que nous nous contentons il'nidiquer cl sur lequel de nouvelles recherches sont nécessaires.

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