LIED FANTASQUE
Casques de leurs shakos de riz, Vieux de la vieille au mousquet uoir Les hauts toits, dans l'hivernal soir.
Montent la consigne à Paris.
Les spectres sur le promenoir S'ébattent en défilés gris.
Restons en intime pourpris, Comme cela, sans dire ou voir . . .
Pose immobile la guitare, Gretchen, ne distrais le bizarre Rêveur sous rivre.s.se qui plie.
Je voudrais cueillir une à une Dans tes prunelles clair-de-lune Les roses de ta Westphalie.
LK SALOX
La poussière s'étend sur tout le mobilier, Les miroirs de \'enise ont défleuri leur charme ; Il >■ rôde comme un très vieux parfum de Parme, La funèbre douceur d'un sachet familier.
Plus jamais ne résonne à travers le silence Le chant du piano dans des rythmes berceurs, Mendelssohn et Mozart, mariant leurs douceurs, Xe s'entendent qu'en rêve aux soirs de somnolence.
Mais le poète, errant sous son massif ennui. Ouvrant chaque fenêtre aux clartés de la nuit. Et se crispant les mains, hagard et solitaire.
Imagine soudain, hanté par des remords.
Un grand bal solennel tournant dans le mystère,
Où ses yeux ont cru voir danser les parents morts.