CHAPELLE RUINÉE
Et je retourne encor frileux, au jet des bruines, Par les délabrements du parc d'octobre. Au bout De l'allée où se voit ce grand Jésus debout, Se massent des soupçons de chapelle en ruines.
Je refoule, parmi viornes, vipérines, Rêveur, le sol d'antan où gite le hibou ; L'Erable sous le vent se tord comme un bambou, Et je sens se briser mon cœur dans ma poitrine.
Cloches des âges morts sonnant à timbres noirs Et les tristesses d'or, les mornes désespoirs, Portés par un parjure que le rêve rappelle.
Ah ! comme, les genoux figés au vieux portail.
Je pleure ces débris de petite chapelle
Au mur croulant, fleuri d'un reste de vitrail !
I08 EMILE NEEEIGAN