‹ Émile VerhaerenChapitre 6 sur 14 · VIENNE · texte numérisé non relu

VIENNE

Emile Verhaeren est, depuis Victor Hugo, — peutêtre depuis toujours, — le premier poëte lyrique de grand style qu’ait eu la France. Il a rempli la poésie française de sentiments si intenses et. si bouillonnants que le moule du Parnasse dont il se servit se brisa en

mille morceaux entre ses mains. Mais avec les débris, il se créa pour lui-même une nouvelleforme,— comme tous les forts l’avaient fait avant lui.

(Préface, E. Verhaeren Ausgewäblie Gedichie.

Schuster et LoϾffler, 1904).

De Virginia M. Crawford :

(LonDres).

.… Il est quelque chose de plus qu’un poète ; il est aussi un penseur. Il s’adresse à la fois À l’intellect et à limagination ; ses poèmes portent l'empreinte de souffrances et de connaissances personnelles; et ils sont remplis d'idées suggestives sur les problèmes éternels qui captivent l'attention de l'humanité. En un mot, Emile Verhaeren est intensément humain, dans ses joies comme dans ses douleurs, dans ses espérances comme dans son désespoir, et c'est ce proche senti- . ment de camaraderie qui éveille, chez le lecteur une forte sympathie personnelle pour l’homme, en plus de l'hommage qui lui est dû comme poète.

(Studies in Foreign Literature, Duckworth, 1899).

De Johannes Schlaf :

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