‹ Émile ZolaChapitre 11 sur 25 · livre en omettant Balzac, je me décide à publier les pages · texte numérisé non relu

livre en omettant Balzac, je me décide à publier les pages

que j'ai sous la main, pour qu'elles marquent au moins, à

notre tête, au sommet, la glorieuse place du père de notre

roman naturaliste.

Ce volume contient :

Balzac ;

Stendhal ;

Gustave Flaubert ;

Edmond et Jules de Goncourt ;

Alphonse Daudet ;

Les romanciers contemporains.

Le Naturalisme au Théâtre, les théories et les exemples, édition complète en un volume, 408 pages ;

Durant quatre années, j'ai été chargé de la critique dramatique, d'abord au Bien public, ensuite au Voltaire. Sur ce nouveau terrain du théâtre, je ne pouvais que continuer ma campagne, commencée autrefois dans le domaine du livre et de l'œuvre d'art.

Cependant, mon attitude d'homme de méthode et d'analyse a surpris et scandalisé mes confrères. Ils ont prétendu que j'obéissais à de basses rancunes, que je salissais nos gloires pour me venger de mes chutes, parlant de tout, de mes œuvres particulièrement, à l'exception des pièces jouées.

Je n'ai qu'une façon de répondre : réunir mes articles et les publier. C'est ce que je fais. On verra, je l'espère, qu'ils se tiennent et qu'ils s'expliquent, qu'ils sont à la fois une logique et une doctrine. Avec ces fragments, bâclés à la hâte et sous le coup de l'actualité, mon ambition serait d'avoir écrit un livre. En tout cas, telles sont mes idées sur notre théâtre, j'en accepte hautement la responsabilité.

Comme mes articles étaient nombreux, j'ai dû les répartir en deux volumes. Le Naturalisme au Théâtre n'est donc qu'une première série. La seconde : Nos auteurs dramatiques, paraîtra prochainement.

Ce volume contient :

Les Théories. — Le Naturalisme; Le Don; Les Jeunes; Les deux Morales ; La Critique et le Public ; Des Subventions ; Les Décors et les Accessoires ; Le Costume; Les Comédiens ; Polémique ;

Les Exemples. — La Tragédie ; Le Drame;

Le Drame Historique; Le Drame Patriotique ; Le Drame Scientifique ; La Comédie; La Pantomime ; Le Vaudeville ; La Féerie et V Opérette ; Les Reprises.

Nos Auteurs dramatiques, édition complète en un i volume, 4i8 pages ;

Voulant réunir les articles de critique dramatique publiés par moi dans le Bien public et dans le Voltaire, j'ai dû lesj répartir en deux volumes.

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BIBLIOGRAPHIE

Le premier volume a paru dernièrement sous ce titre : Le Naturalisme au Théâtre. Je donne aujourd'hui le second, sous cet autre titre : Nos Auteurs dramatiques.

On y trouvera spécialement ce que j'ai écrit sur les plus célèbres des auteurs dramatiques contemporains. Une légende veut que je me sois montré à leur égard d'une brutalité de sauvage, rongé de jalousie, sans la moindre idée critique qu'une envie basse de tout détruire. Mon ambition est au contraire de les avoir étudiés en homme de méthode avec l'unique besoin de vérité qui tourmente les esprits indépendants. Si parfois j'ai manqué de justice, c'est que j'ai eu la passion du vrai, au point d'en faire une religion, en dehors de laquelle j'ai nié tout espoir de salut.

Voici mes études. On les jugera.

Ce volume contient :

Théâtre classique; Victor Hugo; Emile Augier ; Alexandre Dumas fils; Victorien Sardou; Eugène Labiche; Meilhac et Halévy; Edmond Gondinet ; Edouard Pailleron ; Adolphe d'Ennery; Théodore Barrière; Octave Feuillet; George Sand; Théodore de Banville; Edmond et Jules de Goncourt ; Alphonse Daudet; Erckmann-Chatrian .

Documents littéraires, études et portraits, édition complète en un volume, 422 pages ;

Les études que je réunis aujourd'hui ont toutes paru dans le Messager de l'Europe, une revue de Saint-Pétersbourg, à laquelle j'envoyais une correspondance mensuelle.

Plusieurs sont insuffisantes, entre autres l'étude sur

Musset. Si je les publie en volume, c'est uniquement pour

ne rien supprimer de la campagne littéraire que j'ai faite

en Russie. D'ailleurs elles se tiennent, et même dans les

plus lâchées au point de vue des documents et du style,

j'ai trouvé, en les relisant, des pages dont je désire affirmer

les idées.

Ce volume contient :

Chateaubriand ;

Victor Hugo ;

Alfred de Musset ;

Théophile Gautier;

Les Poètes contemporains;

George S and;

Dumas fils;

Sainte-Beuve ;

La critique contemporaine ;

De la moralité dans la littérature.

Une campagne, 1880-1881, édition complète en un volume, 408 pages ;

PRÉFACE

Je réunis, dans ce volume, les articles que j'ai donnés au Figaro, pendant ma campagne d'une année. Pourtant, on ne les y trouvera pas tous, car j'ai cru devoir mettre à part les pures fantaisies, les airs de flûte que je jouais entre deux batailles, et que je réserve pour un autre recueil. Je publie les seuls articles de polémique.

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BIBLIOGRAPHIE

Aujourd'hui, me voilà dans la retraite. Depuis quatre mois, j'ai quitté la presse, et je compte bien n'y point rentrer, sans vouloir toutefois m'engager à cela par un serment solennel. C'est un état de bien être profond, ce désintéressement de l'actualité, cette paix de l'esprit appliqué tout entier à une œuvre unique, surtout au sortir de seize années de journalisme militant. Il me semble qu'un peu de paix se fait déjà sur mes livres et sur mon nom, un peu de justice aussi. Sans doute, lorsqu'on ne m'apercevra plus à travers les colères de la lutte, qu'on verra simplement en moi le travailleur enfermé dans l'effort solitaire de son œuvre, la légende imbécile de mon orgueil et de ma cruauté tombera devant les faits.

En quittant la critique, j'ai voulu mettre sous les yeux du public les faits, c'est-à-dire les études de toutes sortes que j'ai écrites depuis i865, un peu au hasard des journaux. Ce sont là les seuls documents sur lesquels on devra juger un jour le polémiste en moi, l'homme de croyance et de combat. J'ai donc recueilli ces études, je les ai groupées en volumes; aujourd'hui, voici le dernier, qui porte à sept le nombre de ces volumes : Mes Haines, le Roman expérimental, les Romanciers naturalistes, Documents littéraires, le Naturalisme au théâtre. Nos auteurs dramatiques, Une campagne. Tout est là, je n'ai pas retranché une page, même parmi celles qui ont soulevé le plus de clameurs. Si des esprits impartiaux se décident à instruire mon procès, la besogne devient donc pour eux très facile. Qu'ils lisent et qu'ils prononcent. Les terribles pièces sont entre leurs mains : ils ont mes crimes, dont les bâcleurs de copie s'indignent ou se moquent depuis seize ans.

J'ai un orgueil, je l'avoue : c'est, depuis seize ans, d'avoir gardé les mêmes croyances littéraires, d'être allé tout droit mon chemin, en tâchant simplement de l'élargir sans cesse davantage. Jamais je ne me suis dérobé, ni à droite, ni à gauche. Je n'ai pas une ligne à effacer, pas une opinion à regretter, pas une conclusion à reprendre. On ne trouvera, dans mes sept volumes de critique, que le développement continu, et seulement de plus en plus appuyé, de la même idée. L'homme qui, l'année dernière, à quarante et un ans,

publiait les articles à' Une Campagne, est encore celui qui, à vingt-cinq ans, écrivait Mes Haines. La méthode est restée la même, et le but, et la foi. Ce n'est pas à moi de décider si j'ai fait quelque lumière, mais je puis constater que j'ai toujours voulu la lumière par les mêmes moyens, et dans le même besoin de vérité.

On découvrira cela un jour. Je dors tranquille. Gomme je l'ai dit ailleurs, je n'ai jamais voulu être que le soldat le plus convaincu du vrai. Sans doute, on a pu confondre le romancier et le critique ; on a vu dans mes études un plaidoyer personnel, lorsque j'étais beaucoup plus modestement le porte-drapeau d'un groupe, ou mieux encore le greffier d'une période littéraire. Mais, je le répète, avec le recul des années, tout se mettra en sa place. On séparera le critique du romancier ; on établira qu'il a cherché la vérité passionnément, à l'aide des méthodes scientifiques, souvent contre ses propres œuvres ; on le suivra dans son évolution, appliquant les mêmes formules à la littérature, à l'art, à la politique ; on le verra enfin obéir à l'impulsion du siècle, partir de l'insurrection romantique pour arriver au mouvement naturaliste, à un désir d'ordre et de paix dans les lettres, à une nouvelle période classique, retrouvant, sur le terrain de plus en plus solide des sciences, la grandeur simple du génie national.

On m'a reproché ma passion. C'est vrai, je suis un passionné, et j'ai dû être injuste souvent. Ma faute est là, même si ma passion est haute, dégagée de toutes les vilenies qu'on lui prête. Mais, je l'avoue encore, je ne donnerais pas ma passion pour la veulerie complaisante et le misérable aplatissement des autres. N'est-ce donc rien, la passion qui flambe, la passion qui tient le cœur chaud ? Ah ! vivre indigné, vivre enragé contre les talents mensongers, contre les réputations volées, contre la médiocrité universelle! Ne pouvoir lire un journal, sans pâlir de colère ! Se sentir la continuelle et irrésistible nécessité de crier tout haut ce qu'on pense, surtout lorsqu'on est le seul à le penser, et quitte à gâter les joies de sa vie ! Voilà quelle a été ma passion, j'en suis tout ensanglanté, mais je l'aime, et si je vaux quelque chose, c'est par elle, par elle seule !

BIBLIOGRAPHIE

D'ailleurs, elle est la grande force. Malgré les erreurs que j'ai pu commettre, on a entendu ma voix, parce que j'étais convaincu et que j'étais passionné. Dans notre effroyable charivari contemporain, j'ai réussi à me faire écouter, parfois. Refusez-moi tout, discutez et niez : je n'en ai pas moins rendu à la littérature le service de la dégager un moment de ce tas lourd et bête de politique, sous lequel elle râle, enterrée vivante. Quand je n'aurais servi qu'à cela, quand je me serais simplement produit pour allumer des querelles littéraires, pour me faire accabler d'injures, pour tirer les lettres de leur somnolence par ma bataille, eh bien! j'estime que tous les écrivains, les jeunes surtout, devraient m'en garder un peu de reconnaissance. On vit au moins, lorsqu'on se bat. La passion appelle la passion. Que notre querelle littéraire disparaisse, et vous verrez la masse informe de la politique retomber et s'étaler plus odieusement dans les journaux, tout boucher, tout écraser, au point qu'il faudra un jour y faire des fouilles, pour retrouver les os d'un romancier impénitent ou les cheveux du dernier poète!

Donc, je me retire égoïstement dans mon coin, un peu écœuré je le confesse, et je n'ai plus qu'un souhait à faire : c'est qu'il nous vienne des critiques passionnés, pour qu'on les injurie et qu'ils nous tiennent en haleine. Le désir de la vérité ne suffît pas, dans nos temps troublés; il en faut la passion, qui exagère, mais qui s'impose. Allons! où est le jeune écrivain qui nous sauvera de cette commère braillarde de la politique, qui parlera aussi haut qu'elle, qui plantera dans les décombres le drapeau noble de la littérature, si rudement, que la France oubliera au moins pour un jour les torchons sales des partis !

Médan, 15 janvier 1882.

Ce volume contient :

Un homme très fort.

Les trente-six Républiques.

Le parti de V indignation.

JJ encre et le sang.

Victor Hugo.

Impuissance de la critique.

Futur ministre.

Un bourgeois.

Une statue pour Balzac.

Gambetta.

Bêtise.

Monsieur le comte.

Le naturalisme.

La fille au théâtre.

Nana.

Comment elles poussent.

Uadultère dans la bourgeoisie.

Femmes honnêtes.

Le divorce et la littérature.

Un cadavre récalcitrant.

Edmond de Concourt.

La Bépublique en Russie.

La politique expérimentale.

Notre École Normale.

Céard et Huysmans.

Nos hommes d'esprit.

Emile de Girardln.

Protestantisme.

Réponse aux protestants.

Hugo et Littré.

Souveraineté des lettres.

Alexis et Maupassant.

Pro domo mea.

Le suffrage universel.

Pluie de couronnes.

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Esclaves ivres.

La démocratie.

Alphonse Daudet.

Adieux.

Nouvelle campagne, 1896, édition complète en un volume, 298 pages ;

Tous les articles réunis dans ce volume ont paru dans le Figaro, excepté le dernier.

Ce volume contient :

V Opportunisme de Léon XIII;

La Vertu de la République;

Le Solitaire;

A la Jeunesse;

Le Crapaud;

U Amour des Bêtes;

La Société des Gens de Lettres :

Ce qu'elle est ; La Société des Gens de Lettres :

Ce qu'elle devrait être ; La Voyante; La Propriété littéraire; Peinture ;

L'Elite et la Politique; Pour les Juifs; Dépopulation; Enfin couronné; Les Droits du Romancier; Auteurs et éditeurs; Les Droits du Critique.

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