A MON DERNIER AMOUR
, Hier, enfant, tu m'as dit d'une voix inquiète, Souriant et boudant, te penchant dans mes bras : « Toi qui chantes pour tous, infidèle poète, « Sur nos jeunes amours ne chanteras-tu pas?
« Tu fais métier d'écrire et sèmes ta parole.
« Dis? que ne m'offres-tu ces bouquets que ta main
« Effeuille sur la route, insouciante et folle.
« Je veux glaner les fleurs que tu perds en chemin.
« Je me fâche, je veux que mon regard t'inspire,
« Que tu chantes mon cœur qui bat pour toi. Je veux
•( Que tu dises à tous le miel de mon sourire,
« Et me lises tes vers en baisant mes cheveux.