‹ Émile ZolaChapitre 24 sur 26 · A MON DERNIER AMOUR · texte numérisé non relu

A MON DERNIER AMOUR

Hier, enfant, tu m'as dit d'une voix inquiète. Souriant et boudant, te penchant dans mes bras : « Toi qui chantes pour tous, infidèle poète, « Sur nos jeunes c^mours ne chanteras-tu pas?

« Tu fais métier d'écrire et sèmes ta parole.

« Dis? que ne m'offres-tu ces bouquets que ta main

{( Effeuille sur la route, insouciante et folle.

« Je veux glaner les fleurs que tu perds en chemin.

« Je me fâche, je veux que mon regard t'inspire, a Que tu chantes mon cœur qui bat pour toi. Je veux « Que tu dises à tous le miel de mon sourire, « Et me lises tes vers en baisant mes cheveux.

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