SCENE X
EMMA , EDMON , s'aoançant lentement.
EMMA , un peu à l'écart.
11 ne m'aperçoit pas.
EDMON , à voix basse.
C'est trop souffrir. Me détestant moi-même, humilié banni par mon père, c'en est fait, je vais fuir pour jamai le ciel qui m'a vu naître , et tout ce qui m'eût fait chéri la vie.
EMMA , s 'approchant doucement MR.
Pourquoi cette tristesse Que je lis dans tes yeux ?
Autrefois ma tendresse Te rendait si joyeux!
Je t'aime et pour la vie ; J'ai ton cœur, je le vois.
Tourne vers ton amie Un regard d'autrefois.
On me flatte et j'espère , Pour finir ta douleur , Que je suis messagère D'espoir et de bonheur.
Elle lui donne le papier que lui a remis Madame Palmt
A la fin de l'air, Raymond , Madame V aimer et le Bt paraissent et écoutent.
EDMON , ayant, décacheté.
Que vois-je ! Ah! tu me rends à la vie. Toute ma S j cité doit donc me venir de toi ? Prends sur mon âme j empire absolu 3 que ta vertu soit désormais mon gui<ij plus de séparation, plus de voyage, plus d'ambitl
ttpeuse; toujours, toujours auprès de mon père et £mma.
RAYMOND
Embrassez-moi^ mon fils.
edmon.
Mil mon père!
EMMA
Que je suis heureuse!
Mme PALMER.
Et moi ? je croyais celui que j'aime infidèle: mais il st justi fié 5 c'est monsieur le Baron.
EMMA
Monsieur? oh! il n'a pas l'air trompeur.
LE BARON
Moi? je suis le plus vertueux des hommes.
RAYMOND , bas à son fils.
Quelle soit heureuse , et ne blessez jamais son cœur ir un imprudent aveu.
EDMON.
Je suivrai vos leçons 3 mon père ? et je serai digne de