‹ Emmanuel de SwedeborgChapitre 251 sur 269 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Page 20. la revie lui conféra des lettres de noblesse, etc. Swedenborg avait besoin d'une distinction. 11 était du moins fort découragé, et dans une de ses lettres, celle du I i se[tlembre 17 18, nous lisons ces curieux détails: « J'ai trouvé S. M. (Charles XII) très-gracieuse pour moi, au delà de ce que je pouvais espérer. Cela est de bon augure four l'avenir. Le comte Mournir me montra aussi toute la

faveur possible Le roi me demanda les motifs de la suspension

du Dédains (journal scientifique). Je plaidai le besoin de fonds. Mais quant à cela, il n'aime pas à en entendre parler. »

Un peu plus lard, il écrit dans une autre lettre : « J'ai pris un peu de congé cet été pour mettre sur le papier quelque chose que je regarde comme devant être ma dernière production. Car des spéculations et des inventions telles que les miennes ne trouvent

en Suède ni pain ni protection tandis que la ruse et l'intrigue

se poussent en avant. »

Plus tard encore, il ajoute, à propos de son travail sur le système décimal : « Ce que je viens d'imprimer sera ma dernière production ; car Pluton et l'Envie gouvernent les Hyperboréens, et mieux vaut mener parmi eux une vie d'idiot qu'une vie d'homme d'intelligence. »

Page 36. Les principes des choses naturelles, etc., furent mis à V index, ce qui contribua à les faire connaître ailleurs que dans le Nord.

Page 4 1 . L'infini , ta cause Jinale de la nature. La biographie américaine, Boston, 1854, nous apprend qu'à la suite de ces publications, les hommes les plus éminents, Wolf, Flamstead, de la Hire, Varignon , Lavater , etc. , etc. , recherchèrent vivement l'honneur d'entrer en correspondance avec Swedenborg. Je crains qu'il n'v ait des anachronismes dans cette assertion ; mais j'espère- bien que la Suède se décidera à publier tout ce qu'elle possède encore de lettres inédites de Swedenborg, ou de lettres adressées à Swedenborg, ainsi que j'en ai exprimé le désir à plusieurs des personnes les plus compétentes pour ce travail. On assure qu'il résulte d'une note de la main de BulTon , que ce grand naturaliste avait lu les Principia de Swedenborg dix ans avant d'émettre sa théorie sur les planètes. Je ne connais pas de lettres du genre de celles de Swedenborg qui offrissent un intérêt supérieur aux siennes.

Page 69. A en juger par, etc. Ce jugement n'est pas du général de Tuxen, il est du comte de Hœpken.

Page 80. Je discute la vision de Descartes dans un volume qui est sous presse.

Page 155. Lettre du général d'E. — Cette initiale indique le général d'Eiben.

Page 2o5. Son ami voulant le voir s'embarquer, etc. — On rapporte à un des voyages très-nombreux de Swedenborg allant de Londres à Stockholm un trait de sa rare délicatesse en matière d'équité. Il paya le droit de passage pour tous ses compagnons de route, en disant qu'il avait pris possession dans la cabine , d'une façon déraisonnable, de la majeure partie de l'espace qui y était à la disposition de tous.

Page 334. Swedenborg mit à distribuer cet ouvrage le même soin , etc.

A la nombreuse liste des universités auxquelles il envoyait ses publications, il faut ajouter celles de Glasgow et d'Aberdeen. Son ami, le docteur Messiter, était chargé de les transmettre en son nom

aux professeurs de lliéologie de ces académies. Il nous reste une des lettres dont le docteur accompagnait ces envois. V. Smitlison, Documents concerning tlie life of E. Swedenborg. London, 1855, p. 38. Elle n'offre de curieux que des éloges un peu emphatiques de l'auteur.

Page 339. Dans ce cas, nous ue nous verrons pas, etc.

John Wesley eut-il des regrets au sujet de cette entrevue manquée?

Je l'ignore, mais le jugement qu'il a émis sur Swedenborg dans son Journal de 1770 doit en faire douter. Le voici : « Je me suis mis à lire les écrits du baron de Swedenborg et à y réfléchir sérieusement. J'ai commencé cette lecture avec beaucoup de prévention en sa faveur, sachant que c'était un homme pieux, d'un grand entendement, de beaucoup d'instruction et d'une foi vive. Je fus pourtant bientôt détrompé. Il sufTit de connaître une seule de se* visions pour se mettre hors de doute sur son vrai caractère. C'est un des fous les plus ingénieux, les plus agréables, les plus amusants qui aient jamais mis la main à la plume. Ce sont des rêves à dormir debout, mais si extravagants, faisant si complètement divorce avec l'Écriture et le bon sens , que l'on pourrait avaler aussi franchement les contes du petit Poucet, ou de Jack le destructeur de géants. »

11 est vrai que ce jugement est antérieur à la demande d'un entretien; mais comment un homme, qui pensait ainsi en 1770, a-t-il pu désirer, même en secret, une entrevue avec Swedenborg en 1772? Était-ce pour le convertir? Évidemment non, car il ne pouvait pas se flatter d'obtenir ce résultat.

Page 370. D'avoir arrangé, etc.

L'Allemagne mystifiue portait sur Swedenborg le même jugement que l'Allemagne théosophique , témoin celle appréciation du célèbre Claudius. un des traducteurs de Saint-Martin.

«t C'est encore une question de savoir si ^Swedenborg a vu réellement des esprits ou d'autres choses neuves, ou bien s'il a été fou. Toutefois, on ne peut guère refuser de croire qu'il y a des esprits, et Swedenborg disait, dans le plus grand calme et avec le plus grand sang-froid, soit pendant sa vie, soit sur son lit de mort... qu'il avait la faculté d'en voir et qu'il en avait vu. »

tt De même que le nouveau monde existait déjà bien réellement et régulièrement avant le faiseur de projets Christophe Colomb , quoiqu'on n'en fût pas informé en Europe le moins du monde, et de même que Colomb est arrivé à s'en faire une idée par une voie quelconque, il pourrait y avoir une voie pour voir les esprits, quoique la manière dont il faut à cet effet polir les verres de la lunette soit demeurée un secret jusqu'à ce jour. Supposé même qu'il s'en rencontre un qui polisse ses verres d'une manière très-aveniureuse , cela ne tranche pas la question dans le sens négatif. Au dire de gens bien avisés, il reste encore à découvrir bien du vrai caché jusqu'ici, peut-être même caché très-près de nous. Et cela étant, tous les projets d'un brave homme devraient être sacrés à nos yeux, ne fiàt-ce qu'à litre d'aspirations généreuses. (La fin de tout cela aux Champs-Elysées.) »

Introduction,

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