HONNEURS
théologie viendront confirmer dans la suite et que les poésies de sa jeunesse n'avaient pas même fait soup* çonner^ mais ajoutons qu'il y a beaucoup de science.
Si cet immense essai, qui remplit tout un volume infolio, n'excita qu'une sorte de stupéfaction, l'utilité pratique des deux autres volumes fut appréciée de tous les savants. On n'en finirait pas, dit un bon juge, le professeur Schleiden, si l'on prétendait énumérer toutes les améliorations que Swedenborg apporta dans l'exploitation des mines de sa patrie , et l'on ne saurait dire combien il mérita de l'industrie et des arts de la Suède.
Ce savant travail valut à son auteur un grand nom et des distinctions académiques de divers genres.
En 1734, l'Académie impériale de Saint-Pétersbourg lui envoya un diplôme de membre de cette compagnie.
Dès 1737, on réimprima en France, à Strasbourg, le traité de la conversion du fer en acier, et, en 1762, l'Académie royale des sciences de Paris fit traduire en français une partie du second volume , le traité sur le fer, qu'elle fit insérer dans sa Description des arts et métiers^ « ce travail, dit-elle, ayant été reconnu le meilleur qu'on eut sur cette matière. »
Le duc Louis-Rodolphe de Brunswick qui avait fait les frais d'impression de tout l'ouvrage et donné son portrait pour mieux l'honorer, fut flatté lui-même de ces témoignages d'estime et redoubla d'affection pour l'aimable savant.
Ce qui flatta le philosophe comme le prince, ce fut l'empressement que mit l'illustre chef de l'école leibnizienne, Wolf, à rechercher l'amitié de l'auteur.
Swedenborg se sentit lancé par cette pubUcation sur