LU MOU DE
n'ont pas la présomption do rien apprendre àpersonne ; mais Swedenborg fait sérieusement de Dieu un homme qui s'il ne boit et ne mange pas lui-même, veille nu moins à ce que ses élus ne mangent et ne boivent pas
°Son monde spirituel tout entier, le monde des anges et des esprits, est fait a l'image de l'homme. D'abord il n'admet pas un seul ange ui un seul esprit qui n'ait été homme. Ensuite tout habitant de son ciel et de son enfer anges et esprits, mangent et boivent, marchent et dorment comme, nous. Les cieux qu'ils habitent présentent des montagnes et des plaines, des forêts et des villes des palais et des maisons, des champs et des vignes,' des moissons et des fruits, des animaux et des meubles des métaux et des pierres précieuses comme 1,1 terre. Les travaux et les affaires, les emplois et les dignités, les écritures et les livres, sanlles mêmes encore que les nôtres. C'est fout simple, au premier abord: notre monde étant l'image de l'autre, la ressemblance dos deux parait forcée. Toutefois, qu'on no sa trompe pas sur la véritable pensée de Swedenborg. Suivant lui, tout est ici de substance terrestre, là tout est de substance céleste, spirituelle; et si les objets semblent les mûmes dans l'autre monde que dans celui-ci, ils y sont cependant toujours relatifs- à l'état intérieur des anges et des esprits. D'ailleurs si les anges, pris ensemble, sont appelés le ciel, parce qu'ils le constituent, il y a . toutefois dans le ciel des variétés infinies.
En effet, il se dislingue on deux royaumes, en trois cieux eten d'innombrables sociétés, Les deux royaumes se nomment le céleste et le spi-