‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 58 sur 179 · LA QUITTANCE RETROUVÉE · texte numérisé non relu

LA QUITTANCE RETROUVÉE

de façon anglaise, un endroit où elle trouverait nonseulement la quittance, mais encore une épingle à cheveux avec vingt brillants , et qu'on croyait également perdue.

« C'était environ a deux heures du matin. Pleine de joie, elle se lève et trouve le tout à la place indiquée. S'éliiiil recouchée, elle dormit jusqu'à neuf heures du matin. Vers onze heures M. de Swedenborg se fait annoncer. Avant d'avoir rien appris do ce qui était arrivé, il raconta que, dans la nuit précédente, il avait vu plusieurs esprits et entre autres M. de Martevillc. Il aurait désire s'entretenir avec lui, mais M. de Marteville s'y était refuse par la raison qu'il était oliliiié de se rendre auprès de sa femme pour lui faire l'aire m»: découvert importante, d'autant plus qu'il quitterait, après cela, la colonie [céleste] où il se trouvait depuis un an et passerait dans une autre beaucoup plus heureuse.

o Voilà les véritables circonstances do ce qui est arrivé à mon épouse, à l'égard de ia quittance et de M. do Sw edenborg. Jo no me hasarde pas à pénétrer les mystères qui s'y rencontrent. Ce n'est pas non plus ma vocation. J'ai dû raconter simplement. Ce devoir, je l'ai rempli, et je m'estimerai heureux si j'ai répondu aux désirs de votre Révérence.

« Mon épouse se recommande à vous. Je suis avec respect, de votre Révérence, le dévoué serviteur.

« De E. »

Ainsi Swedenborg n'a jamais été prié d'indiquer la cachette de la quitlance. Il n'a pas même entendu parler de cette affaire avant qu'elle no fût terminée. Tout ce

UN l'ETlT RÔLE.

qu'il a fait, c'est ceci : à la demande de madame de Marteville, s'il avait connu son mari, il avait répondu que non.

Est-ce tout? Pas précisément. Dans le récit du mari l'indication de l'endroit où se trouvait la quittance dont la recherche agitait l'esprit de madame de Marteville, a eu lieu dans un songe de cette dame. Et rien de plus naturel dans sa situation qu'un songe sur la quittance et même la vue d'un endroit quelconque de sa maison où elle doit se trouve r. Au premier .aspect, le général d'Ë. a donc l'air de ne lieu iidineti-ri' d'extraordinaire du tout dans l'anecdote qu'il raconte. Toutefois, i! rapporte, comme un fait qu'il ne lui convient pas de discuter, le récit que Swedenborg, avant d'avoir entendu parler du songe, fait de son entrevue avec M. de Marteville dans le ciel. Et c'est ici que nous en venons au rûle sérieux du Voyant dans l'affaire de la quittance.

Swedenborg avait pris , dans une question de la yeuve, à savoir s'il avait connu son mari, le désir de faire connaissance avec Marteville dans l'autre monde. 11 était allé le voir où il se trouvait. Il n'avait pas pu le fixer pour un entretien, et avait été prié par lui, d'agréer pour excuse la nécessité où il élait de se rendre dans le moment même auprès de sa femme pour lui porter une indication très-importante.

C'est là un bien petit rôle. Il est même tout négatif eu appiirciu'i); mais en réalité, si tout y est authentique, il établira que Swedenborg allait visiter, dans les quartiers de l'autre monde, toutes les personnes auxquelles il désirait parler.

Telle était, en effet, son ambition réelle. Il n'avait pas

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