‹ Emmanuel de Swedenborg sa vie ses ecrits et sa doctrine par m. MatterChapitre 9 sur 179 · UI6-I1Î · texte numérisé non relu

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l'ar celte publication, Emmanuel Svvedberg régla ses complet avec la littérature. 11 avait vingt-sept ans, et il convenait qu'à cet Sge il entrât dans une carrière. Lit sienue n'était nullement indiquée par ses écrits, mais elle était préparée par des études aussi seientifiqu.es que littéraires. Sa mère était fille d'un membre du collège royal ou du conseil des mines, position importante dans un pays de montagnes qui a de grandes explicitions métalliques favorisées par d'immenses forêts. Moins par les soins de sa famille que par ses travaux, Swedberg eut liieiilul la raèmu position, et sans l'avoir recherchée. Tuujours avide d'ius'.riietiuii et toujours actif, aimant à produire autant qu'à apprendre, il était resté peu de temps à Skara et au sein de sa famille. Établi à Upsal, au siège de la science, il montra bientôt que ses essais littéraires n'avaient été que des distractions, tandis que l'avancement des sciences pliysi-

1NE MOITIÉ D'HOMWi;.

ques et malhém cliques était sa réelle préoccupation. Dès 1716, i! entreprit, sous le titre de Dédale hyperl ■'(>... L (ij-li' tl 'ifi l 'il |->ni>-li>]u* <*Mi-ii'

tîliques. Cette œuvre, qui eut enfin six volumes, contient les premiers travaux de la Société royale rîTpsal. dont le jeune docteur en philosophie fut, avec l'illustre ingénieur Polhem {Polhammar) un des premiers membres. C'était l'époque où, dans les pays du Nord, des publications de physique, de chimie et d'astronomie, faites à l'imitation de notre Académie royale des sciences, obtenaient du public savant l'accueil le plus favorable. Swcdberg, qui était l'âme de cette œuvre et qui joignait des travaux de mécanique et d'économie politique aux autres, fut remarqué, l'olhem l'amena au roi, qui se trouvait alors à Lund, et ce prince l'admit à plusieurs conférences uù il discuta tivï -familière ment avec lui (le= question; de mat liémnliq lies et des modes de calcul auxquels Charles attachait le plus grand prix. Il aimait à dire à son interlocuteur que celui qui ignore îes nombres n'est qu'une moitié d'homme. Charles XII, qui appréciait la portée de son esprit et qui voulait avec énergie, se l'attacha en le nommant, la mime année, encore assesse ur du Cojjjgfi rnyal dnn minr-r n T.r moiiai'uue, coi1s7d<-r.irit, disait, le brève', les ronnais=anccs spéciales d'Emmanuel Swedberg en mécanique, désirait qu'il accompagnât Polhem pour l'assister dans ses travaux de construction. » U s'agissait des docks de Carlscrona, des écluses du lac de Wenrr et de (ïothembourg, des travaux hydrauliques de Trelhactta. Le roi tenait à cette adjonction, et afin que le nouvel assesseur ne

la BELLE ËMEKAKCE,

quittât plus son ingénieur en chef, il désirait l'unir à la seconde fille de l'ullicm, lu belle fimerance ; ce qui n'eiH rencontré aucun obstacle, nous dit le jeune assesseur lui-même, n'eût, été un choix déjà fait par la jeune personne ii peine Agée de quatorze ans.

Swedherg, dont l'activité fut lu même depuis l'âge do cinq ans jusqu'à celui de quatre-vingts, continua son recueil scientilique au milieu de ses travaux d'ingénieur, el sa science ou son génie en mécanique rendit, comme Charles XII l'avait pressenti, à cet indomptable guerrier, un éclatant service au siège de Fredei-iehshall, où l'illustre prisonnii'r de liendcr [levait trouver la fin de ces glorieux et téméraires exploit? qui furent si funestes à son pays. Charles, après avoir vu ses plus belles victoires suivicsdedéplurablfs défaites, toutes ses conquêtes et celles de ses prédécesseurs arrachées de sa main, toutes ses plus brillantes combinaisons évanouie; en fumée comme sa gloire; Charles, dis-je, toujours inilexibie à la vue de la Suéde déchirée par les factions, accablée de la peste et delà famine, avait conçu, sur les conseils de son habile ministre, le baron de Gocrtz, la légitime espérance de rétablir ensemble sa fortune et sa renommée , par une alliance conclue avec la Russie contre le Danemark, l'Angleterre et la Pologne. 11 devait entrer sur le territoire danois par la Norwége, et commencer la campagne par la prise de cette forte place de Freik: ri dishall si rapprochée de la frontière de Suéde. îl ne s'agissait que de transporter sa grosse artillerie au pied des remparts. Mais la voie de mer était périlleuse et la voie de montagne paraissait impraticable. Swcdberg improvisa des machines garnies de cylindres qui roule-

rent sur un espace de seize milles anglais, par monte et par vaux, de Stromstad à Idcrfjol, cinq péniches et une chaloupe nécessaires au siège et sur lesquelles il avait l'ail charger les pièces. Couvert par ces bâtiments, le roi fit conduire sou artillerie sur des ponlons, sous les murs de la plaee. !,<:■ duel allait, vecommoneei' lorsque ce prince, une des plus grandes gloires et le plus grand des malheurs de la Suède, frappé d'uni.' halle suédoise, trouva la mort la plus obscure en visitant les tranchées de la place. La guerre cessa à l'instant. Le prince héréditaire de II— . marié à la sœur du Charles XII. ramena son corps d'armée en Suède, où le général d'Armfeldt n'arriva qu'avec les déhris du sien (1718).

Swedberg ajouta à sus succès (eu 1717) des publieations sur ralgijln'i.' cl sur les' moi uns du déterminer la longitude "dus lieux par dus observations lunaires; (en 171SI) sur la divi-ion néciinnlr d< ■ monnaie; et des mesures, pour faciliter les opérations du calcul et la suppression des fractions; sur l'élévation plus grande dus marées dans les temps anciens, avec des preuves tirées de phénomènes observés en Suède; sur le mouvement et la position de la terre et des planètes.

La reine Ulrique-Éléonore, sœur de Charles XII, qui BVaitété portée au trône par voie d'élection, à la condition de mettre liu au despotisme monarchique, du rendre aux quatre ordres les droitsque leur avaient enlevés Ùiarles XI et Charles Xll , et de restituer en particulier à l'ordre équestre l'autorité et les privilèges dont la royauté l'avait dépouillé à l'aide des trois mitres ordres — la reine Ulrique-Éléonore, disons-nous, s'empressa de récompenser le service que le jeune ingénieur venait de rendre

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