‹ Emotion et Troubles Toniques ParoxystiquesChapitre 22 sur 46 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Hypotonie et hypertonie émotionnelles dans les affections neurologiques

Nous avons vu que l’hypertonie ou l’hypotonie faisaient partie intégrante de la physiologie émotionneile normale. Depuis quelque temps déjà, certaines affections ont pris une place particulière dans la nosologie, du fait que leurs symptômes reconnaissent un déclenchement émotionnel. Le syndrome le plus anciennement décrit est celui de GÉLINEAU, avec son double type de manifestations, narcoleptiques et cataplectiques, ces dernières étant caractérisées par une perte du tonus d’attitude. Récemment, une autre forme de troubles du tonus a été étudiée sous le nom d’hypertonie affective. À côté de ces syndromes caractérisés par une diminution ou une augmentation tonique, certains se distinguent par l’apparition de convulsions, avec mouvements plus ou moins coordonnés ou torsionnants. Parmi les agents capables de déclencher les crises épileptiques, les émotions ont été considérées par les anciens auteurs comme fréquemment à l’origine de certaines crises. Leurs observations se montrent, à la lecture, pour la plupart, sujettes à caution; certaines cependant étudiées avec un esprit critique ‘suffisant ne peuvent pas être éliminées du cadre des phénomènes sensorioaffectifs ou psycho-affectifs. Quelques observations modernes sont venues s’y ajouter.

Nous n’entreprendrons pas ici l'étude du chapitre immense de l’hystérie; ses problèmes physio-pathologiques ont été abor-

RAA dés dans leur ampleur et ont donné lieu à des rapports très intéressants au Congrès de Bruxelles (1935). Par contre, nous envisagerons des crises décrites sous le nom d’automatose et que d’aucuns rapprochent de la grande attaque de CHARCOT; cependant, elles répondent d’une façon presque certaine à des lésions corticales localisées.

Nous n’étudierons pas dans leur ensemble ces divers syndromes, nous nous limiterons aux rapports tonico-affectifs. Notre but était de savoir s’il existait des points communs entre ces différents syndromes autres que leur semblable déclenchement émotionnel. Une étude comparative terminale nous montrera ce qui les rapproche et ce qui les différencie.

Page 1