‹ Emploi des injections iodoformées dans le traitement des arthrites tuberculeusesChapitre 20 sur 33 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

CI. Robert, trois ans et demi. Entré le 4 août 1899. Mère attente de luberculose pulmonaire; une sœur morte de la même affection. Né à sept mois. Jusqu'ici rien de particulier.

L’affection actuelle remonterait à quinze jours. Au réveil du petit malade, on s'aperçut que le coude gauche était tuméfié. Douleurs spontanées, exagérées par les mouvements. L'extension est impossible, Un médecin consulté croit à une luxation et fait des tentatives de réduction à la suite desquelles violentes douleurs.

Actuellement on constate l’état suivant :

Tuméfaction diffuse du coude, surtout marquée au niveau de la tête radiale. Distension du cul-de-sac postérieur avec sensation de fluctuation.

Flexion et extension limitées à amplitude de 15 à 20 degrés. Supination et pronation très limitées aussi, main en pronation. Pas de douleurs, n1 spontanée, ni provoquée.

Rétraction du muscle long supinateur.

Bon état général, pas de ganglions, on fait deux injections de glycérine iodoformée. Elles déterminent une douleur assez forte avec besoin de faire mouvoir l'articulation,

13 août 1899. — Deux nouvelles injections, altelle plâtrée. Membre en demi-flexion, demi-pronation. Part chez lui.

9 décembre. — On note que la tuméfaction a presque com-

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plètement disparu : la tête du radius est nettement perceptible. Au-dessus d'elle et en arrière, à la face postérieure du condyle on sent un certain épaississement de la synoviale, qui donne une sensation de consistance dure, ne ressemblant en rien à des fongosités. Le reste de l'articulation est parfaitement net. La flexion ne dépasse pas l’angle droit ; l'extension ne se fait guère que dans une amplitude de 15 degrés. Pronation complète : la supination peut être faite dans les deux tiers de sa course normale.

L'enfant se sert bien de son bras; il ne souffre pas. Il semble qu'il y ait du mieux.

22 décembre. — L'état général et local est à peu près le même. L'enfant se sert très bien de son bras, sans douleur d'aucune sorte.

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