‹ Emploi des injections iodoformées dans le traitement des arthrites tuberculeusesChapitre 22 sur 33 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

V..., quatorze ans et demi. Entré le 31 Janvier 1899. Pére atteint de tuberculose pulmonaire, pas d'antécédents personnels.

Il y a deux mois, sans cause, apparut une gêne des mouvements du bras limitant la flexion et l'extension. L'état est le suivant :

Extension du coude à 145 degrés.

Flexion un peu plus considérable que l’angle droit. Supination

également limitée.

NO

La forme du coude n'est pas allérée, On note seulement au niveau de la tête radiale, une tuméfaction assez sensible. À ce niveau, la pression est douloureuse el on sent une masse fongueuse, pseudo-fluctuante.

> février. — On fait dans cette masse fongueuse des pointes de feu pénétrantes. Le membre est ensuite immobilisé dans un appareil plâtré.

24 avril. — L'appareil enlevé, on constate que le coude est presque complètement immobilisé. Il persiste seulement quelques mouvements très faibles. La tuméfaction au niveau de la tête du radius a manifestement augmenté et donne la sensation d'une masse assez volumineuse de fongosités molles.

On injecte dans cette masse 2 centimètres cubes de glycérine iodoformée.

29 avril. — La partie fongueuse à notablement diminué de volume, est devenue plus dure. On injecte 2 centimètres cubes au point le plus mou.

6, 9, 12 mai. — Deux injections chaque fois.

On note à ce moment que la tuméfaction existe toujours et parait plus consistante. On fait un bandage plâtré qui est gardé jusqu'à fin juillet. L'enfant est alors envoyé aux bains de mer, où il reste quarante jours et, dès son retour, il se met à travailler comme ouvrier mécanicien,

11 décembre 1899. — On constate l'état suivant :

La forme du coude est normale.

[ nv a plus ni empâtement, ni douleur au niveau de la tête radiale. |

L'extension atteint 160 degrés, la flexion dépasse un peu l’angle droit.

Pronation et supination sont presque complètes. Le membre est légèrement atrophié. Il devient plus fort tous les jours. Le malade travaille de son bras sans éprouver aucune gêne.

SA Le OBSERVATION VI

S... Jeanne, quinze ans et demi.

in traitement dans ce service pour mal de Pott.

28 avril 1899. — Depuis le début de son séjour dans le service, on avait remarqué une tuméfaction du coude avec douleurs et un peu de gêne des mouvements de flexion.

À l'examen, on trouve :

Mouvements intacts, mais limités dans le sens de la flexion.

Une grosse masse de fongosités au niveau de l'extrémité supé-

rieure du radius.

Fin septembre 1899. — Une injection de glycérine iodoformée. 15 octobre. — La luméfaction à sensiblement augmenté, On

a presque de la vraie fluctualion el on agile la question de faire une incision. On temporise cependant et peu à peu le gonflement disparait.

20 décembre 1899. — Actuellement : Les mouvements du coude sont devenus tout à fait libres.

Les douleurs ont complètement disparu.

L'examen local ne révèle qu’un léger épanouissement de la synoviale de la partie qui recouvre Ja tête radiale. L'articulation est parfaitement sèche. Le malade peut se servir de son bras

pour tous les usages.

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