RL QUES
S'APURTE KES DLL ATET
NU ER eD : a | Ve +. - AE > LOT - D " A » QU “ à eme dt TS EP ” Don ACL > AT SN NOe. LÉ EN ee SPEARS ET TRE ETS
leur nature. On y viendra si on ne s empresse pas trop de tuer les bêtes créées par Dieu. »
M. Hagenbeck vient de réaliser un rêve qu'il caressait depuis bien longtemps : celui de reconstituer Île Paradis terrestre — sans Adam et Eve. Il veut voirtous ses animaux en liberté ! Pour cela il a fait apporter 40,000 mètres cubes de terre qu’il a mis en tas au milieu de sa propriété, ce qui fait une assez haute colline où il a tracé des chemins, établi des plateaux, des cavernes, des bassins, des jardins, des fossés, des rochers. D’un côté, on voit des ours blancs, des rennes, des pingouins, des phoques, des otaries, des morses, qui se meuvent en liberté dans un paysage polaire, tout en glace artificielle et dans des bassins. De l’autre, un jardin équatorial, avec des cactus, palmiers, araucarias, agaves, dagues espagnoles, où se promènent lions, tigres, jaguars, panthères, léopards, girafes, hyènes, chacals, chats-pards, etc.
Le public a devant lui, sur l’une des faces de la colline, cinq cents sortes d'oiseaux enfermés dans une volière très haute et très fine, presque invisible, de facon à donner l'illusion du plein air : à côté, les herbivores, chevaux, zèbres, chameaux, cerfs, antilopes, gazelles, moutons du Thibet, de l'Himalaya.
Au-dessus, douze lions et tigres, avec, derrière eux, leurs tanières ouvertes. Au-dessus encore, sur les rochers à pic bâtis exprès pour eux, des chamois, bouquetins, et des vautours, des condors, des aigles.
Plus tard, il ajoutera, dans des bassins, des caimans, des hippopotames, des rhinocéros.
à Ce Re
CAVERNE LES POSTERS
RS ee
À. étliinntée
édeee 2 P
On voit lé tableau ! Sept à huit cents animaux divers réunis en amphithéâtre, sans barrières apparentes, sans grillages! Le public ne verra pas comment ils seront séparés de lui ni séparés entre eux. A la vérité, des fossés de 6 mètres, dont la largeur est calculée sur les plus grands sauts sans élan des tigres, 5 mètres, je crois, et dont les murs de ciment sont en pente raide et lisse, empêcheront les fauves de fraterniser avec les hommes, comme au temps de notre premier père.
— On n'aura jamais vu cela depuis Adam! dit M. Hagenbeck, en riant de toutes ses dents blanches.
Des sentiers ménagés derrière les tanières permettent de servir aux animaux leur nourriture à travers des grilles de fer scellées au roc. M. Hagenbeck a mis toute sa fortune de millionnaire dans cette entreprise unique au monde.
Pour un marchand, ce n’est pas un étalage banal !
A l'heure qu'il est, sur la planète, 2,000 individus chassent au compte d'Hagenbeck tous les animaux sauvages. Des Arabes tuent les lionnes berbères et des Kalmouks les ours femelles afin de ravir leurs petits, des Cynghalais captivent les éléphants de l’Inde, des Esquimaux lui apportent des ours blancs, des rennes, des aurochs, des phoques et des pingouins. Les naturels de Sumatra chassent pour lui le rhinocéros. Les nègres du Zambèze sont à l'affût de l’hippopotame dans les marécages en vue de peupler ses bassins.
Comment arrive-t-on à prendre ces animaux?
— La plupart se prennent presque à leur naissance, nous explique Hagenbeck; les tigres, les lions, les panthères, les léopards adultes, dans des trappes où
27 . + fine 75e he nd Dés AT VORRT R.. e mne e—— — : : a des CC D Don reRu 5 AE Le 4e > ES Ts Cm 7 24 en me LE rest D Er À Dar — - 24 « 2, Nue D Éd ZE = te 2 Ce ir E sen S PET Te +
RUN Re
t- Re =, , r San
Le > < Le. 7
== I er OT + L æ 1 k. CE = 1 ] , “ Ke dr < + dat La as dr À NE ET. "à $ : N K' 6 en, « “ Ÿ r x Sd ÿ
N "Ne D:
An LEA te de did het PTT CRE Fi ul Poe SENS
: à L x j - + Ÿ PEUT 2 SN | a | herve jet dis Di it x lt ef: 5 À VU a oh + 1) set ne gd nt 8e” À Æ ve ES gx Pr “ref
2 NS - CE " PTE Les:
sh ve A me es pepe
: SR e. ni : — NT PER OL CAROOT PA ME TOC Sr « eh : à pt ce APT : 7% RS US 0 es VO SE . VS : ce £ è
MONA be ar or 7
an nn Quh ui ete LE ge PE
(2 FE ri sal APE NAT ÉETEN" Ep: E pa FAN na Je d 3 1] , d À É h CRNOAI-OR RET [AU Tres Pa. ATTE fi di : à 46. 'APTAU TE + DE Bt mir te 3 Chen er ee re ER TE Tnt , en , dates Le —— —
en GE AMEN (2 DAT Pie NEA HS Dee ja #7 pt sd. ÿ vré , some di Sites: 2 à L + À 4 1 :
NI LR HO SS A rY
ils sont attirés par l’appât d'animaux, généralement des chèvres et des moutons attachés à des poteaux et que leurs bêlements trahissent. Les hippopotames sont capturés tout petits. On apporte ces amphibies en Europe dans des bassins remplis d’eau en les nourrissant d’une grande quantité de lait concentré. Les éléphants, les rhinocéros s’attrapent au piège ou, aussi, au fond des trous; les zèbres, dans de orands filets tendus où ils se jettent quand on a su les y conduire. On m’a amené des antilopes de Rhodésia à travers 150 lieues de désert, au milieu d'une caravane de mulets et d’ânes qu’elles suivaient.
« Je vais faire ici même, ajoute-t-il, un musée où seront exposés tous les systèmes de chasse et de capture des animaux féroces. J'y ajouterai ma collection de cornes d'animaux qui est, je crois, la plus complète qui existe, puisqu'elle contient 500 difiérentes espèces. »
LR)
{1 nous conduit dans une salle où a lieu pour le public un exercice d'animaux dressés : quatre lions, deux lionnes, quatre tigres, quatre ours et deux grands chiens danois. Un employé de M. Hagenbeck jouait avec ces bêtes terribles au milieu d'une grande cage sans ces cris et ces airs tragiques des dompteurs de nos foires: il les faisait obéir, sauler, changer de place, rouler sur des cylindres creux comme des animaux domestiques. Ils obéissaient sans empresser ment, mais aussi sans paraitre aucunement blessés, dans leur dignité de fauves, des ordres un peu brusques du belluaire.
NEA ñ + ’.
AO ANS EE CAP: VE ET ET UN € MEET Ep We} s2 4