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Il paraît que les Étrusques, les Grecs, les Phéniciens venaient jusqu'ici chercher le succin”. On n’en connaît, en effet, nulle part ailleurs au monde, de sorte que l’ambre qui servit à fabriquer les objets d'ambre trouvés dans les tombeaux grecs venait certainement d'ici. Au Japon et sur les côtes siciliennes, entre Catane et Syracuse, se trouve seulement la « gédanite », sorte d’ambre plus fragile que le succin, et de qualité inférieure. Autrefois, et jusqu’en ces dernières années, il n'était pas besoin de l'aller chercher sous terre. La mer Baltique étant peu profonde, l’action des vagues sur le fond de la mer et sur le sable des côtes découvrait les gisements, et à la longue enlevait des fragments d'ambre qui venaient échouer parmi les varechs des plages. Ou bien, ballottés à la surface par l'eau en mouvement, ils étaient pris par les pêcheurs allemands dans des filets. Ou bien encore, par une mer tout à fait calme, les riverains harponnaient, au fond de l’eau transparente, les morceaux d’ambre qui reluisaient. En 1883, un particulier eut l’idée de chercher l’ambre sous terre; il gagna à cela beaucoup d'argent, et l’État prussien, qui a la bosse du commerce, lui racheta sa mine en 1889 pour 13 mullions de francs’. Aujourd'hui, la loi a fait de Îa
4. Il existe à Florence, dans une salle du Musée national, un collier d’ambre qui fut trouvé dans un tombeau étrusque. On le fait remonter au vi° ou au vii° siècle avant notre ère. Les grains en sont gravés dans le style des Pharaons, et représentent alternativement un singe et une guenon.
2. Le poids de lPambre recueilli en 1905 est de 950,000 kilogrammes, et sa valeur est de près de 3 millions de francs, sur les-
quels la France figure pour 3,500 kilogrammes, et une valeur de 251,000 francs.
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