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J'ai terminé ma visite par le Musée de lambre qui se trouve dans le même corps de bâtiment que l'usine. C'est une simple salle avec un large pilier au centre dont les parois sont recouvertes d’une marqueterie d'ambre pressé, ou ambroïde, de toutes les nuances, et qui fut envoyé à l'Exposition de Saint-Louis. Autour de ce pilier sont posés toutes sortes d’échantillons de l’industrie : colliers composés de perles grosses comme des raisms de Californie et que on vend à Zanzibar, à Sierra-Leone, en Arabie, en
Egypte, en Tripolitaine, en Perse, au Japon, en Corée, en Chine, au Maroc, pour orner le cou des sultanes des maharajahs et des mandarins; amulettes, boucles d'oreilles, chapelets, et de ces tours de cou d'enfants exposés aux devantures des pharmacies et qui préservent, dit-on, des convulsions. Dans des vitrines placées le long des murs se voient des échantillons des plus gros blocs trouvés sur la côte. [ls pèsent 6 kilos. On a découvert des larmes d’ambre ayant conservé la forme qu'elles devaient avoir en tombant, et qui sont grosses comme des œufs; leur surface a pris Pempreinte des feuilles sur lesquelles elles tombèrent. Îl y a aussi des boîtes, des tabaüères, des manches de couteau, des presse-papiers, des volumes reliés en ambre, une pendule, et toutes sortes de petits objets d’étagère dont beaucoup datent du dix-hurtième siècle.
Toutes les nuances et toutes les qualités du succin sont 1c1 représentées. J’ai demandé quel est le plus rare : c'est l’ambre blond pâle, aussi le plus cher; il