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sant, l’équihbrese rétablit, mais « que de jambes en arc sous les pantalons et les robes ! » me dit le savant.
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Voici une chose qu’on ne verrait jamais.chez nous : des commerçants de Rostock (port de la mer :baltique) suivent régulièrement les cours d'économie politique donnés à l'Université.
Je m'en étonnai et dis à lun de ces élèves quinquagénaires :
— (est que vous n’avez sans doute rien à faire?
— Pardon, me répondit:l, j'ai des-affatres comme tout le monde. Mais le lemps que je passe à ces cours n’est pas du temps perdu. J’y apprends des choses
extrêmement utiles pour mes :opérations commer-
ciales. On dirait qu'ils:sont créés pour moi.
Ceci est une nouvelle marque du réalisme de l’enseienement universitaire allemand. Au Heu de creux discours et. d’ennuyeuses conférencesthéoriques faites pour mettre en valeur l’éloquence ou la barbe du conférencier, les professemrs allemands d'économie politique meublent leurs leçons de faits et de renseienements du jour, et ne tirent leurs générahsatrons qu'ensuite. On comprend que cette pédagogie doive passionner les gens de tout âge qui éprouvent le besoin de s’instrure.
L'Allemand n’est pas très porté vers la colonisation. Il n’y est pas très apte, il le saït, il l’avoue, et Pon peut supposer que le mouvement actuel est factice et restera sans lendemain dans la masse du
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NOTES ET CROQUIS 307 pays. Non pas que l’Allemanc hésite à s’expatrier. Nous le voyons pulluler aux États-Unis, au Venezuela, au Brésil. [Il émigre poussé par le besoin. Mais il ne sait pas s’assimiler les peuples qu'il conquiert, il y est malhabile. Au contraire, 1l se laisse absorber par eux, à force de plasticité. Les Allemands éclairés ont conscience de cette inaptitude. Une certaine partie de la presse libérale trouve que l’Allemagne a encore trop de colonies et demande l’évacuation de Kiao-Tchéou, la seule colonie chinoise de l’Empire.
« Pourquoi ne pas rendre Kiao-Tchéou aux Chinois moyennant une indemnité? » se demande la Gazelte de Francfort.
On se représente la série de raisonnements par ou devra passer le Céleste le jour où l’Europe viendra lui dire : « Nous vous avons pris des morceaux de votre pays après.avoir tué beaucoup de Ghimois, vous avoir imposé des indemnités de guerre, elc., mais nous avons peur que les Japonais nous rendent un jour la pareille, et nous sommes prêts à vider ces lieux si vous voulez nous donner encore ‘un peu d'argent... »
La Chambre de commerce de Hambourg proteste par avance contre l'évacuation de la concession chinoise.
« La navigation allemande a besoin, dit-elle, du dépôt de charbon de Weïhsien, du dock flottant de 195 mètres et d’une puissance de 16,000 tonnes construit à proximité du port de Tsing-Tau. Au-contraire, ajoute-t-elle, des projets sont à l'étude pour la création de nouveaux docks et de chantiers de consiruc-
tion de navires... »
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Ê Différence foncière entre les méthodes allemande et francaise. | k — Interrogations orales. — Pas de livres. — Calcul mental. . À — Une enquête européenne par un instituteur du Natal. — LA k Résultat. — Réalisme saisissant de l’enseignement allemand, 1 EE | — Cours d'adultes. — Ce qu’on enseigne aux apprentis des | | F professions manuelles. — Soumission, discipline. | LE. k ee ; | MR : J’ai visité des écoles de toutes sories, aux quatre un | coins de l'Allemagne. Jene me suis pas borné à cons- |
à tater que le confort et surtout la propreté et l'hygiène L des écoles allemandes dépassent les nôtres de beau- | . coup. J’ai voulu assister à des classes entières et me |
rendre compte sur le vif, et non d'après des théories, du système pédagogique des Allemands.
La différence foncière entre les méthodes allemande et française consiste dans l'importance qu'on donne encore chez nous aux devoirs écrits et livresques!, et dans la place énorme que tiennent dans les écoles
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1. On a contesté ceci. Cependant, je ne peux m'empêcher de maintenir mon affirmation. Il existe sans doute des exceptions heureuses à cette règle, mais il est indéniable que le certificat d’études incite les maîtres à se Cantonner dans les dictées, les problèmes écrits, les dates d'histoire, les faits abrégés, etc., etc., tout le contraire d’un enseignement pratique et rationnel.
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d’outre-Rhin les leçons verbales et les exercices mentaux. [ei, l'élève prend rarement sa plume pendant la durée des classes, et son livre est toujours fermé. L’effort du maître consiste à tenir en éveil attention de l'enfant par des interrogations successives el variées : effort épuisant et qui.demande un zele, un amour du métier incomparables. C’est qu’en effet toutes les matières sont enseignées de la même façon, la langue comme l’arithmétique, l'histoire, la géographie comme les sciences naturelles. Le maître ne dit jamais : « Récitez ». Il interpelle l'enfant sur toutes les phrases de la leçon, qu’il retourne, intervertit, el sur lesquelles il revient autant de fois qu'il est nécessaire pour que toute la classe ait compris et retenu les notions qu’il s’agit d’inculquer. Pour être sûr que chacun des auditeurs tendra l'oreille et ouvrira son intelligence à tous les instants du cours, le maître, au lieu de prononcer d’abord le nom de l'élève et de formuler ensuite sa question, procède à l'inverse. Une fois la question posée, les élèves qui savent ou croient savoir lèvent la main avec plus ou moins d’empressement, selon leur degré de cerlitude, et c’est parmi eux que le maître choisit celui qui doit répondre. Lorsqu'un élève tarde trop souvent à lever la main, le maître l’entreprend particulièrement, et recommence pour lui, avec une patience inlassable, les explications et les démonstrations nécessaires, Cette méthode produit au moins un résultat : elle soutient, d’une façon intense et permanente, l'intérêt des élèves. J'ai assisté à beaucoup de leçons d’une heure et je n’ai pas vu une seconde faiblir la curiosité d’un seul enfant, garçon ou fille.
De retour à la maison, l’écolier devra résumer sur
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