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timidement la tête, et revenait, impatient, vers moi. Ilme mit presque dehors, dès que je l’eus payé.
À l'extrémité du port, j'assistai au départ du train express Berlin-Copenhague. Le train tout entier s'embarque sur le long bateau, qui le conduit avecses voyageurs, en six heures, à Copenhague.
Puis je revins au jardin. Tout le monde était encore là. Mais à une heure tapant, la foule entière se leva comme un seul homme et se dirigea vivement vers les restaurants avec un visible mouvement de satisfaction.
À trois heures, je me promenais de nouveau sur la plage, elle était solitaire. La Baltique, immobile au loin, poussait ses petits flots verts sur le sable. Et je me demandai en vain pourquoi, depuis le matin de ce dimanche ensoleillé, les baigneurs fuyaient ainsi la mer. Pourquoi, au moins, le peuple n’était-il pas là à jouir de cette belle et douce journée, à profiter du dimanche pour se baigner ?
On m'’expliqua qu’il est interdit au peuple de se baigner sur n’importe quel point de la plage en se déshabillant au plein air de la grève, comme on fait chez nous. Il faut payer cinquante centimes et louer une cabine. Voilà une chose inconcevable. L'eau de la mer qui ne coûte rien, qui n'appartient à personne, dont l'usage ne prive personne, dont il est impossible d’abuser, l’eau de la mer est interdite aux pauvres gens de la côte. N'est-ce pas un abus révoltant? |
— Comment osez-vous édicter des lois pareilles ? dis-je à un législateur du Mecklembourg.
— C'est la même chose dans toute la Prusse, me répondit-il... Mais il faut dire qu’on accorde une
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