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Ces 380 kartels sont constitués en: vue :
4° De la fixation du prix minimum des produits ; 9 Delafondation:de bureaux de vente desproduits;
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LES KARTELS 319
3 De l'achat en gros des matières premieres et de la <R des marchandises;
° De la réglementation de la production et des ions de la vente, de l'établissement de zones de pr = suivant la concurrence.
Une vaste enquête fut instituée à Berlin, dont le but était d'éclairer Le gouvernement et de préparer les É pour une législation future. Mais les kartels, appelés à fournir ‘des armes contre eux, Y mirent une sage circonspeclion, ils répondirent | des choses vagues à des questions précises, et l'enquête finalement n’avançca pas beaucoup ladministration.
— Pendant que je vous explhiquais le mécanisme des kartels et vous en montrais les avantages, me dit M. W..., vous avez pu en percevoir vous-même les inconvénients possibles. Je vous les résumerai en deux mots : l’abus de leur puissa nce, l’exhaussement trop grand des prix, qui n’est pas fatal, mais qu'on peut craindre e (car rien nest par fait dans Les créations de l homme) — mais bien moins dangereux finalement que dans l’état de concurrence libre; et enfin l'écras sement des petits par les gros qui savent toujours se gratifier, au sein même de kartels: égahtaires, de conditions de faveur. »
Ainsi me parla M. W..., l'initiateur de tant de kartels, le rédacteur de leurs conventionset le né goclateur victorieux de leurs difficultés. Je le: remercie bien vivement ici de sa laborieuse consultation qui remplacera pour mes lecteurs le dépouillement de plusieurs gros volumes écrits sur la matière.
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Un os dur à avaler. — Posen. — La ville. — Les deux cloches et les deux sons. — Impartialité de l’enquêteur. — Les chefs polonais. — M. de Koscielski, Mme de Koscielska, — Historique de la question. — Les H. K, T. — La commission de colonisation. — Défense de bâtir. — L'homme qui se tue, — Maisons sans toit. — Maisons qu’on démolit. — L’instituteur de Wreschen. — L’assaut de l’école par les mères de famille. — Les coups. — Biskoupski, vous allez être rossé! — La Prusse maternelle.
La Pologne est un os que la Prusse gloutonne ne peut avaler et que pourtant elle ne veut pas rendre. Et voilà le problème dramatique qui se pose ici, au seuil du vingtième siècle, avec une incontestable urgence.
L'Allemand sera-t-il mangé par le Slave agriculteur et pullulant? Est-1l vrai que, de Dantzig à la mer Adriatique, la marée montante des Slaves élimine peu à peu les Germains, que le sang noir des Sarmates domine le sang blond et l’opprime, même si le mâle est blond? Serait-il possible que Vienne, capitale autrichienne, et Dresde, capitale de la Saxe, eussent des tendances à redevenir slaves, comme les Polonais prétendent qu'elles le furent aux premiers temps de
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leur histoire? Les Allemands seraient-ils destinés à se voir absorbés par leurs annexés?
Je suis venu à Posen pour étudier ce problème le plus impartialement possible, beaucoup moins soucieux de prendre le parti des Polonais ou de défendre l'administration prussienne que de recueillir, à la source même de l'agitation et de la résistance, les deux versions des adversaires.
À partir de Dantzig et Marienbourg, on a l’impression de n'être plus en pays allemand. Dans le Brandebourg même, l’élément slave n’est pas rare, mais à mesure qu'on avance vers l’Est il domine. On le remarque à la démarche alerte des femmes, à la vivacité des enfants dans la rue et à la rapidité du service dans les hôtels.
À Posen, nous sommes bien en Pologne. La ville est assez éloignée de la gare. Une route bordée d’acaclas y conduit. Dès l’arrivée, une surprise vous attend. Au lieu des ordinaires foules allemandes, ternes, lourdes et banales, voici qu’apparaissent, comme par une porte ouverte sur l'Orient prochain, des femmes du peuple et des paysannes polonaises, vêtues de courtes Jupes d’indienne de couleur violente, unie ou à fleurs, de caracos de cotonnade claire dont la basque et les manches s’ornent de dentelle, de tabliers d’indienne ou de soie vive, également bordés de dentelle, et, derrière, comme pour cacher la fente de la jupe, d’un large rectangle d’étoffe placé par-dessus, d’un effet assez cocasse. Elles ont sur la tête un mouchoir qui se noue sous le menton. Les
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jeunes filles, plus coquettes, se coiffent d’un béguin de tulle que protège-presque toujours un fichu transparent de mousseline dont la pointe tombe sur les épaules. Certaines remplacent le béguin par une sorte de couronne de mousseline bouillonnée ou tuvautée ressemblant un peu à celle de nos premières commu- Mantes; elles piquent dans leur chignon des roses artificielles. Toutes portent la collerette empesée; des fillettes de quatre et cinq ans, le cou engoncé jupes, et leur buste grêle effacé dans le caraco traditionnel, ressemblent à de petites vieilles comiques.
À part le quartier neuf, où s'étend un parc nouvellement planté, bordé de riantes habitations modernes aux façades fleuries comme en possèdent aujourd'hui toutes les villes allemandes, Pcsen est une ville orise et triste, Au centre, le musée, la bibliothèque, une avenue plantée d'arbres que surveille la statue de Guillaume [*, et les deux grands hôtels, l’un polonais, l'Hôtel Bazar (prononcez Batsar), l’autre allemand; l'hôtel de Rome. Un peu plus loin, de l’autre côté de la rivière Warthe, s'étendent les quartiers populaires polonais, sordides.
Je descendis naturellement à l'Hôtel Bazar, où se rencontrent lesichefs du parti, gros propriétaires de la province. Tous parlent français avec une extrôme pureté. Et il est bien:vrai qu'avec leur vivacité, leurs exagérations de langage, leur combativité un peu brouillonne, ces Polonais cultivés ont l'air de Français méridionaux prisonniers au milieu d’une race étrangère, ou encore d’Italiens déracinés.
— Is sont trop polis! me dit un haut fonctionnaire allemand. Si la politesse est une forme atténuée
dans cette fraise rigide, embarrassées dans de longues.
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