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saient, dans leurs heures de loisir, pour apprendre
la littérature et l'histoire polonaises : on. les chassa du gymnase
« Des étudiants avaient formé une société qui donnait des conférences en. polonais el dans laquelle on chantait des chansons polonaises. La police la découvrit, put établir qu’elle avait des relations-avec d’autres sociétés.similaires de Berlin, de Mumich, ete., et leurs membres furent empris( Jnnés comme COUpables de vouloir attenter à la sûreté de l'Etat!
« Dans.les écoles et. pensionnats privés, tenus par des Polonais, il est interdit d'enseigner Le polonais. Il faut. donc, puisque les parents ne parlent que le polonais, que les élèves prennent deux leçons différentes : l'une en allem and, l’autre dans la langue de leurs parents, lune en classe, l'autre en dehors des classes.
Cela même n’est pas commode, car ici de. nouveau intervient la police.
€« Ainsi, il: plaît à. une femme du monde de donner des leçons gratuites de. polonais à des enfants du peuple, c'est-à-dire de leur apprendre. à hre : elle n’en a pas le droit. L’une d'elles a fait de la prison pour avoir enfreint cette imterdiction.
« En général, ce sont les coups qui constituent encore l'arme en usage pour essayer de mater les petites volontés. On bat les garçons et les filles jusqu'au.sang, quelquefois même jusqu’à la mort. Sur les plaintes des parents, on fait l’autopsie des cadavres,
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et les experts allemands, naturellement, trouvent
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toujours que la mort est due à quelque maladie. Mais les estropiés sont nombreux. Ce qui révolte davantage les enfants et les parents, c'est le moyen employé par les maîtres pour ‘battre les victimes à leur aise : ils obligent leurs pelits camarades à les maintenir allongés sur la table, pendant qu’ils frappent à tour de bras. Les parents ont vainement pétitionné contre cette horrible complicité imposée par le génie persécuteur des Prussiens.
€ H'Yeut-souvent des procès, vous le pensez bien. Les enfants revenaient les mains bleuies de coups, gonflées, tuméfiées. L'avocat établissait que les petits ne pouvaient plus rien‘lenir dans leurs-mains après ces exécutions. Et les tribunaux décidaient que, les punitions corporelles étant autorisées en Prusse dans les écoles, l’instituteur n'avait pas Oulrepassé son droit.
€ Si la Prusse maternelle: se contente, en général, d’user des coups pour conquérir l’amour de ses sujets polonais, il arrive que, pour faire un exemple, élle va plus loin. Je vais vous raconter l'histoire d’un petit garçon du nom de Biskoupski.
€ Il avait, comme tous ses camarades, refusé de répondre en allemand à la lecon de religion. Le maître lui dit : « Biskoupski, vous allez être rossé. — Ros- € Sez-moi! » dit-il simplement. Il fut rossé, et terriblement, mais il ne se plaignit pas, et continua à sourire. Le maître exaspéré fit venir le père, qui lui dit : € C’est moi qui lui ai ordonné de ne pas répondre € en allemand. Nous sommes des Polonais, notre Dieu € est Polonais, et je suis sûr qu'il ne comprend pas ( l'allemand. Mon fils doit donc le prier, comme moi, « En polonais. » Quelques jours se passèrent, et un
Penn