‹ En AllemagneChapitre 47 sur 294 · KA LENS LA · texte numérisé non relu

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des parvenus d'hier. Une ville entière s’est élevée, aux rues larges et tranquilles, plantées de grands arbres, aux maisons couvertes de fleurs, de plantes grimpantes et entourées de jolis Jardins.

Plus loin encorc, sur les bords de l’Elbe, dominant l'embouchure du fleuve, se dressent de superbes maisons de campagne qui sont autant de palais aux styles variés, entourés de vastes jardins et de parcs, résidences d’été des riches Hambourgeois. Là, ils aiment à recevoir, fiers de leur luxe neuf, de leur domesticité nombreuse, de leurs équipages. Ils y reviennent chaque soir, dans la bonne saison, après les journées laborieuses passées dans les bureaux d'’affaires, à la Bourse et au port. Rien de plus apaisant au sortir de cette fournaise que la vue admirable dont ils jouissent de leurs terrasses. En face, séparée de leur colline par l’immense embouchure de l’Elbe, une côte basse et sablonneuse où s'élèvent, parmi les lagunes, de petites maisons de pêcheurs; à l’horizon, la mer, d’où arrivent sans cesse de grands steamers et des voiliers; devant eux, la verdure du haut ravin feuillu où s’étagent leurs demeures, et surtout de splendides couchers de soleil.

Il ÿ a un monde entre le calme, la paix fraiche de ce paysage et l’agitation du port où ces riches armateurs, ces passionnés marchands de riz et de coton passent une grande partie de leur vie.

À quelque distance de là, à Nienstedten, se trouve le fameux restaurant Jacob, qui se dresse sur une terrasse ombreuse, au-dessus des collines qui bordent l’Elbe. À cet endroit, le fleuve coule largement, sans entrave. En face, l'horizon est borné par une ligne de verdure légère, un moulin repose ses

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