‹ En canot: petit voyage au lac St-JeanChapitre 10 sur 22 · FN VOITURE · texte numérisé non relu

FN VOITURE

tous les ans faire ces pêches merveilleuses qui éclipsent celles de Saint Pierre sur le lac de Tibériade.

Des myriades de truites sont là, sous ce cristal limpide, et elles semblent nous inviter comme des syrènes, non pas en chantant, mais en frétillant à la surface, et il faut cependant passer outre.

Ce n'est pas le seul chagrin de mon compagnon, et je le vols de temps en temps jeter un regard mélancolique sur la boîte de son fusil. A quelques pas de nous, de chaque côté de la route, la perdrix et le lièvre foisonnent ; mais la consigne est sévère ; il faut aller en avant comme sî nous avions un ennemi à nos trousses.

A titre de consolation, M. de Foucault chante, tantôt un motif d'opéra, tantôt une fanfare de chasse^ tantôt une chansonnette*

M EN VOITURB

Voici trois couplets très gais que je cite de mémoire, sans garantir du tout !e texte.

Je les cite, plutôt que d'autres, par ce qu'ils nous ont servi de modèles dans nos improvisations poétiques les jours suivants :

Deax v^olears m'arrêt't en roate :

O&Ta-tuf in^dis't-iU dar'jneot. — J'vms m^ooaeher. — Eh beii, écoate H*j va pas, e'est pasI'momeDt, Pais, l'an d^eax me dévalise fit dit eu in'déshabillaut :

Maint'naat qa'ta ii^as plus qu'ta chemise, Tu peax y aller carréme ut (bis)

J'venx épouser u affilie tte Qui nVi pas an soa vaillant ; Papa m'dit : n'fais pas d^boulette, Wj va pasy e^est pas Tmoment.

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