CHAPITRE III
RELIGIONS ET SUPERSTITIONS
vermillon, au milieu du front, afin de. les préserver du malin esprit ' ? ^^
La tradition rapporte ainsi l'histoire de la Sainte- Mère :
A sa naissance, un parfum précitni.K (-mbauma la demeure de ses parents; elle fit à neuf ans ht vceu de virL;"inité et se retira dans le temple où elle s'occupait à servir 1 )ieu, aidée d'un millier d'antres. L'empereur son père la fit mettre à mort ; mais son trépas fut si;.;nalé par la délivrance des âmes qui souifraieni dans le Purgatoire.
Ces quelques traits d'une histoire ([ui, dans son ensembh-, convient si parfaitement à la Ijieiiheuniuse \ ierge Marie, sont délayés dans di.x pa^^es fabuleuses ; mais pourcjuoi les yeux chrétiens, mieu.x ouverts qu(' ceu.\ des infidèles, ne reconnaitraient-ils pas la vérité à sa pure lumière ?
La Sainte- Mère est souvent représentée avec tm grand nombre de bras. Ce n'est point là une fantaisie du peintre ou du sculpteur, capable de déconcerter la piété, au contraire. Chacune des mains virginales et maternelles est occupée à soutenir l'un des attributs (]ue riîglise et la dévotion des fidèles reconnaissent comme ceu.x d^ la puissante Marie. Souvent les Pères missionnaires se sont étonnés et se sont réjouis de saluer la Reine du ciel par des invocations bien connues, qu'ils retrouvaient en Chine traduites en images : Piilchra îit luiui. — Fœdcris arca. — faniia Cdli. — Ti.rris Pavidica. — Doijiiis mirca.
fSAOKS liK L.\ VIE C KXOI'.ITKjU E oU MON.MAI.E.
La vie monacale, en émigrant vers l'Orient, privée de sa sève et de son soutien, n'a produit, cela va sans dire, aucune des vertus qui la rendent si glorieuse dans l'b^glise. La plupart des bonzes ne sont que des scélérats, et les noms d'hypocrites et de fripons paraissent les plus doux qu'ils méritent, à part quelques exceptions. Il ne s'agit donc que d'une ressemblance extérieure : mais, sur