TIFLIS. . UNE MOSQUEE
Photographie du baron de Ba
Je ne veux pas vous retenir en ville et Je vais vous emmener en
Khakhétie,: ce jardin de là Géorgie. Nous avions cent -versies à franchir pour parvenir de Tiflis à Khardanakh où se trouve la propriété de mon aimable compagnon de voyage. Le gouverneur militaire de Tiflis nous avait donné une-escorle de six kozaks, admirables cavaliers, bien armés. En Géorgie l'armement fait partie du costume.
Le pays que nous avons traversé avant notre arrivée en Khakhé-
tie est une plaine brûlée par le soleil. Les stations, de vraies oasis,
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sont près de villages, les uns géorgiens, les autres peuplés de sec- H tans russes nommés Molokamy, émigrés depuis quarante ans du F4 souvernement de Saratoff, d’autres sont des colonies allemandes | | wurtembergeoises datant du règne de Catherine,
Il faisait nuit lorsque nous parvinmes au pied de la côte sur laquelle s’étagent les jardins et les maisons de Khardanakh. Les notables (des princes, bien entendu) étaient venus au-devant
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ft Al | | ‘ h g | à TIFLIS. — RUINES DE NARY-KOLA.
(Photographie du baron de Baye.) | de nous sur leurs montures et le reste de la population accourait (. pour acclamer le seigneur russe arrivé au milieu d’elle.Je fus frappé | des poses d’orantes prises à notre approche, par un groupe de L femmes, dela façon la plus gracteuse. Après avoir gravi la montagne { où se trouve la demeure du comte, bien vite nous mettons pied à | terre et nous voici sur la terrasse, où nous contemplons avec ravis- | sement le panorama d’une immense vallée large de 40 kilomètres, ; arrosée par l’Alazan, et au delà cette belle chaîne du Daghestan qui LE fut le dernier refuge de Chamine. f \ ‘| M:
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Quel spectacle grandiose éclairé par la lune sous un ciel étoilé ! Et mon compagnon de me faire un cours d'astronomie géorgienne. Ecoutez-le.