‹ En guérit-on?Chapitre 20 sur 21 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Il y a loin de là, on le voit, au pronostic qui est souvent imputé à la syphilis. Au dire des gens du monde notamment, dont le propre est de parler de toutes choses sans les connaître, la syphilis serait « une abominable maladie qui ne pardonne pas, qui n'a pas de fin, qui ne guérit jamais, qui persécute ses victimes dans Féternité des âges », et le malade qui vient à en être affecté n'a plus, comme les damnés du Dante, qu'à « déposer toute espérance ». C'est là fantaisie pure, c'est là folie, tandis que la vérité, la stricte vérité, je vous l'affirme encore une fois, est ce que je viens de dire.

Sans nul doute, ajouterai-je enfin, contracter la syphilis est un malheur, et un malheur sérieux. Mais c'est un malheur réparable, et vraiment il est peu de maladies qui ouvrent aussi largement les portes à la guérison.

Le jour, donc, où l'on vient à en être frappé, il faut de sang- froid et virilement envisager la situation, sans illusion comme sans faiblesse, et se dire : « C'est une bafaîlle entre la maladie et moi. A l'œuvre (kinc, et courage ! Courage, puisque la science af-

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