AUTRES EXPLORATIONS
Quelques administrateurs et commerçants firent, surtout en ces demièrea années, quelques excursions dans les pays voisins de la côte :
En Casamance :
M. Laglaise visita le Pakao, le Boudhié et le pays des Balantes ; M. Lenoir (1884) se rendit de Sedhiou à Bakel; M. Rochet parcourut les régions de la moyenne Casamance ; M. Adrien, la Gambie et en 1893-94, avec M. MadroUe, la haute Casa« manee, l'Apertado et le Cachéo;
M. Fugier visita tous les peuples de la colonie ;
Et M. d'Osmoy, le Cachéo, le pays des lolas et le Combo.
Dans le Sud :
Le docteur Fouques, en 1883, se rendit de Boké à Bembou (près de
Bambaya). Dans ce dernier village, il fut dévaliaé par le chef de la province de Timbi et dut rentrer h Boké, dépouillé même de ses vêtements.
Le chargé de mission, M. Laumanii, en 1890, se rendit par terre, de Boké au Ponge, et visita le bas Nunez.
M. Scliultz, agent de la C' F. A. O. au Rio-Pongo, fit en 1892, un voyage d'étude dans le Sounibouri, de Koréra k Sïmésa.
M. Jlathon, également représentant de la O' F. A. 0., fut un des premiers îi reconnaître les îles Tristao et le bas Coumpony.
M. Guizenier, administrateur du Pongo, fut chargé par le gonveraement de Conakry (1893), de se rcnflre h. Bambaya.
Parmi les dernières reconnaissances effectuées en 1H94, il faut citer celle de M. Baillât vers le Sandou, le Goumba et le Boakoundji ; celles des officiers anglais vers les sources du Niger pour le tracé d'un chemin de fer de Sierra-Léone vers Falaba.
L'expédition d'une colonne française de légionnaires pour rétablir l'ordre dans le BennaU (189-1).
Au Soudan, nos officiers visitent le Haut-Niger, combattent Jv Porékhéré, à Ouéma (23 déc. 93), et pénètrent même dans la zone du Libéria à Bokhassa pour anéantir k Kojmia et k Zapa, les hordes sofas, conduite» par notre ancien hôte Kharamokho, fils de Saniory.
Enfin, un voyage d'étudea, vers le haut Niger, en cours d'exécution, a pour but principal de relever la route la plus commode, pour l'établissement d'un chemin de fer qui, dans l'avenir, reliera nos possessions soudaniennes au port de Conakry.
Les terrains, môme vers ce pays, se composent de roches ferrugineuses, mais les vallées sont d'une très grande fertilité.