‹ En GuinéeChapitre 25 sur 115 · I..-. 4-on,> .lo t»;-* .liffor · texte numérisé non relu

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grandes. Certains peuples européens, dont la langue semble indiquer une origine commune, différent déjà entre eux par la taille et la physionomie; ces différences peuvent prouver que la beauté de la même race varie selon le climat et selon la manièi-e de vivre des peuples. La Gennain de Tacite, ce Patagon de l'Europe ne se trouve plus dans l'Allemagne ci\-iliste, tandis que le Hollandais dans la colonie du Cap est devenu un géant (1).

Physionomie. — Combien de contrastes ne rencontre-t-on pas dans une seule nation et h, de petites distances ! Les passions violentes, le joug de l'hypocrisie, les occupations tristes ou agi'éables, les habitudes d'activité ou d'inertie, impriment un caract^re permanent aux physionomies des nations entières.

TYPES MAN'DISGL'ES ET FOULAH-S

Plusieurs différences de physionomie sont rou\Tage de l'art, du moins en partie. D'après les rapports nombreux des voyageurs, on est certain que quelques tribus noires dépriment et aplatissent soigneusement le nez des nouveau-nés.

(1) Barow, Voyage au Cap.

usage qui, sans doute, ne peut pas faii'e rendre cette déformation héréditaire, mais qui contribue à la généraliser.

Couleur. — Les variétés de couleui's semblent également dépendre des circonstances extérieurea. La même nation renferme souvent des individus de teintes extrêmement différentes. La cause de la couleur paraîtrait réaider dans le tissu muqueux et réticulaire qui est immédiatement sous l'épideniie.

Cette supposition, fouraie par la chimie moderne, nous fait concevou* pourquoi la jjeau des hommes blancs noii'cit dans certaines maladies, tandis que la peau des nègi-es, (Uns le même cas, blanchit ou plutôt jaunit. L'un et l'autre phénomène indiquent un dérangement dans les sécrétions. Mais il ne faut pas se dissimuler l'insuftisance de cette explication, s; les Nègres descendent d'une race originairement blanche, il a fallu des millions de siècles pour que l'action répétée du climat rendit la couleur noire héréditaire.

Or, quelle que soit l'influence du soleil sur la peau, il est certain que celle-ci revient à son premier état lorsqu'elle ne lui est plus soumise. L'action solaire, d'ailleurs, a des bornes assez restreintes : elle n'est certainement pas de nature a ti-ansformer une nation de blancs en nègres, ni une nation de nfegrea en blancs, sous quebjue latitude qu'elles s'établissent. Ce qui renverse toutes les suppositions des partisans de l'influence des climats sur la teinte de la peau, c'est qu'aux mCmes latitudes on trouve, dans les diverses parties du globe, des peuples de couleur différente. Cette observation a été faite avec beaucoup de sagacité par M. Bory de Saint-Vincent : "sous ce brûlant équateur, dit-il, qui traverse dans l'ancien monde la patrie des Ethiopiens et des Papous, couleui* d'ébfene, on n'a pas trouvé de nègres en Amérique; les naturels de cette autre terre semblent, au contraire, être d'autant plus blancs qu'ils se rapprochent davantage de la ligne équinoxiale ; et la preuve que la couleur noire n'est pas causée uniquement par l'ai-deur des contrées intertropicales, c'est que les Lapons et les Gri-oënlandais, nés sous un ciel glacial, ont la peau plus foncée que les Malais des parties les plus .chaudes de l'univers. " De même, sous un semblable climat, on voit les Japonais Ji la peau d'un jaune-orange pAle, et les Aïnos au teint l>run-verdâtre, que l'on a comparé à la couleur des écrevisses vivantes.

Variété des cheveux. — On a aussi étudié les peuples d'après les nombreuses variétés des cheveux. Parmi les nations civiUsées de l'Europe, la couleur des cheveux devient constamment plus claire à mesure qu'on avance jusqu'il une ceilaine limite vers le nord ; parmi les nations sauvages ou barbares de l'Afrique, de l'Asie et de l'Amérique, on retrouve une même couleur de cheveux dans des climats absolument différents. Ainsi, tandis que l'Itahen aux cheveux noirs et le blond Scandinave (bien qu'appartenant Èi la même variété de l'espèce humaine), ol&ent des effets sensibles de l'action du climat, les Lapons et les Samoyèdes

ont les cheveux aussi noirs et aussi nides que le Mongol, le Thibétain et le Chinois, qui appartiennent cependant à la même race.

De même, les clieveux américains offrent des nuances comparables à celles qu'on voit chez les nations européennes ; tandis que tous les peuples noirs ont des cheveux laineux. Ainsi la nature des cheveux reste encore un des arguments les plus spécieux en faveur du système qui admet plusieurs espèces d'honunes.

Forme du crâne. — Les variétés de la forme du crâne semblent être aussi de la plus haute imi)or tance.

La forme du crâne paraît dépendre, autant que la physionomie, du caractère moral des individus. Quoiqu'on n'ait pu encore assigner à chaque passion, îi chaque talent, un organe particulier dans le cerveau, il semble évident que les honmies doués de beaucoup de science et de passions violentes ont la tête plus garnie de bosses ou de proéminences que la multitude. Un autre fait, c'est que les nations où les individus se ressemblent le plus par le caractère, offrent une forme du crâne qui leur est particulière.

Caractères de la race noire. — La variété nègre, appelée aussi éthiopienne, dont nous nous occuperons plus spécialement, a i)Our caractères principaux : la couleur noire; les cheveux noirs et crépiis; la tête étroite, déprimée sur les côtés; le front très convexe et voûté; les os des pommettes saillants en avant; les yeux ù fleur de tête ; le nez gros et se confondant presque avec la mâchoire supérieure qui est portée en avant; les lèvres gonflées et particulièrement la lèvre supérieure; le menton retii'é, et les jambes en général cambrées.

Selon Speke, Baker et tous ceux qui ont étudié les Noirs, on remarque que les Nègres ont pour traits dominants : la sensualité, le défaut d'initiative, la paresse, l'imprévoyance, la mobilité, le désir désordonné des chants et des danses, le bavardage immodéré et le goût de la parure. Us sont cependant sensibles aux bons traitements et savent défendre ceux dont ils sont les serviteurs.

La race noire a des formes cérébrales et mentales qui se sont modifiées avec les siècles, et selon les milieux, mais chez elle l'activité intellectuelle n'a joué aucun rôle; les Nègres sont de nos jours restés fidèles au fétichisme le plus grossier; ils font encore des sacrifices humains et pratiquent parfois le cannibalisme.

Les Africains, de races primitives, sont aujom'd'hui encore des êtres très inférieurs, cependant par le croisement et l'éducation, les instincts de l'animal disparaîtront, les mœurss'adouckont et l'intelligence ayant des horizons nouveaux, deviendra plus vîvace.

L'exemple le plus frappant est celui d'un peuple de l'Ajfrîque méridionale, je veux parler des Basoutos de la colonie du Cap. Il y a cinquante ans à peine, cette race était plongée dans la plus complète sauvagerie; de nos jours les

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