‹ En GuinéeChapitre 82 sur 115 · CULTE DES MORTS · texte numérisé non relu

CULTE DES MORTS

Lorsque quelqu'un meurt, on nettoie le corps et on l'enveloppe d'un pagne. Les femmes et les enfants quittent la case en poussant des cris, parcourent les villages voisins en mêlant à leurs gémissements, des grognements insup-*

(1) '^ Les Noirs se parlent et se comprennent comme des bêtes par de simples grognements du gosier, exprimant de longues phrases sans moduler nd seul mot.

Lorsque deux Foulahs se rencontrent sur le sentier, ils s*arrôtent, se tournant Tun Tautre, en se toisant lentement, comme feraient deux chiens ; ils échangent des grognements classiques, des bonjours inévitables, et ils continuent «, ils ne passeraient pas sans s'être ainsi reconnus mutuellement (♦) '\

(*) Oliyier de SanderTal,

portables. Les femmes du défunt s'arrachent les cheveux et se déchirent les seins en signe de douleur et de désespoir. Le tabala (sorte de tambour) est battu, le village se réunit à la Mosquée, le Marabout marmotte des prières, et le corps est déposé, les yeux tournés vers l'Orient, dans une fosse au fond de laquelle on a placé un lit de bambous et de feuilles sèches.

Lea Foulaha honorent leurs morts et suivent en cela très fidèlement les lois du Koran.

Page 1