‹ En l'honneur de Georges Claude et Paul BoucherotChapitre 9 sur 10 · HERING. TIRARD · texte numérisé non relu

HERING. TIRARD

HIMBERT. VANDONI.

se sont excusés de ne pouvoir assister à la manifestation.

À la fin de la réunion, M. Georges CLAUDE fit projeter quelques parties de films pris à Cuba au cours de ses essais. Et tous purent alors se faire une idée de l'importance du matériel, de l'ampleur des travaux et des difficultés qu'il fallut surmonter.

Les discours furent diffusés par l'Administration des P. T. T., et par Radio L. L., que nous remercions très vivement de leur aide puissante pour faire connaître les travaux de deux Français.

Nous devons aussi des remerciements aux journaux quotidiens ou techniques qui ont fait connaître notre initiative, qui ont pris part à la manifestation et en ont rendu compte ; ils sont très nombreux. En faire une liste serait certainement cause d’oublis involontaires et regrettables.

Remercions aussi l’Union des Grandes Associations pour l’essor national et tous les postes qui ont diffusé une conférence de M. ARMBRUSTER, com-

missaire général de l’Union, résumant l’œuvre de G. CLAUDE et P. Bou- CHEROT.

Et excusons-nous auprès de bien d’autres personnes ou groupements que nous omettons et qui nous ont aidé à faire un succès de cette manifestation instantanée.

DISCOURS

DE

MonsSIEUR JUSTIN DUPONT

Président de l'Association des Anciens Elèves de l'Ecole de Physique et de Chimie industrielles de Paris.

Monsieur le Président, Mesdames,

Messieurs,

Au nom de l'Association des Anciens Elèves de l'Ecole de Physique et de Chimie industrielles qui a pris l'initiative de cette manifestation, j'ai l'honneur de vous exprimer notre immense gratitude pour l’empressement que vous avez mis à répondre à notre appel.

Qu'il me soit permis de remercier tout spécialement de leur présence les dames, et en premier lieu Mmes Georges CLAUDE et Paul BOUCHEROT, M. le Ministre de Cuba, notre vénéré Président, le Professeur D’'ARSONVAL, les Membres de l’Académie française et de l’Académie des Sciences, les Directeurs des Grandes Ecoles, les hauts fonctionnaires des ministères, les chefs d'industrie, les délégués officiels des Associations de savants et d'ingénieurs, les représentants de la Presse qui ont bien voulu nous prêter leur concours le plus précieux et le plus désintéressé.

Une Haute personne morale, celle de la Ville de Paris, doit être évoquée ici et y recevoir le tribut de notre reconnaissance filiale.

En instituant, il y aura demain cinquante ans, son Ecole de Physique et de Chimie industrielles, conçue dans un esprit si hautement démocratique, la Ville de Paris a fait éclore des vocations scientifiques dont la floraison a contribué à accroître la gloire et la prospérité de notre pays. M. Paul FLEUROT, président du Conseil d'Administration de l'Ecole est parmi nous. Nous le prions de dire à ses collègues du Conseil Municipal et Conseil Général ce qu'il a vu ici ce soir et de les assurer qu'aucun de nous n'oublie ce qu’il doit à la Ville de Paris.

La liste des personnes éminentes qui se” sont trouvées empêchées de se joindre à nous est trop longue pour que je songe à vous la communiquer. Elle est connue de MM. CLAUDE et BOUCHEROT.

Mes chers camarades, CLAUDE et BOUCHEROT, les maîtres de la pensée française, les animateurs de l’activité industrielle française, vos amis, vos

collaborateurs et vos camarades, d’autres qui vous aiment sans vous connaître se trouvent ce soir à vos côtés, unis dans un même sentiment d’affectueuse admiration.

La renommée que vous avez conquise est notre joie et notre fierté. Je le dis au nom de vos camarades, votre exemple nous anime. Il animera les jeunes générations dont les représentants sont nos hôtes ce soir. Sur la route qu'ils vont entreprendre, à quelque poste où le destin les place, quand l'heure des difficultés sonnera, c’est votre pensée, Georges CLAUDE, qui les soutiendra. Plus que quiconque, vous les avez connues ces âpres luttes contre la matière et contre les hommes. À Cuba, votre premier tube englouti dans l'Océan, vous en avez construit un autre. En l’un de ces raccourcis familiers et saisissants qui sont votre secret et votre marque, vous avez dit : « L’habit du succès est fait de beaucoup de vestes.» C’est le plus bel appel qui puisse être adressé à l'esprit d'énergie et de persévérance. Tous ceux qui cherchent, tous ceux qui réalisent doivent l’avoir constamment devant les yeux. Pour vous, vous avez commencé de passer à Matanzas l’habit du succès. Soyez-en glorifié.

DISCOURS

Monsieur L. LECORNU

Président de l'Académie des Sciences.

Mesdames, Messieurs,

Je ne suis pas inscrit sur la liste des orateurs, et ne veux pas faire un discours. Mais je manquerais à mes devoirs de Président de l’Académie des Sciences si je ne disais ici, bien haut tout l'intérêt que les Confrères de Georges CLAUDE portent à son héroïque entreprise et le plaisir avec lequel ils ont appris le résultat obtenu. Ceux d’entre eux qui avaient fait, comme moi, le voyage d’'Ougrée-Marihaye ne doutaient pas un instant que l'installation de la Havane fonctionnerait dès que l’eau froide du fond pourrait être amenée au jour. Mais c'est dans cette adduction que résidait la grosse difficulté : elle posait des problèmes bien scabreux et il fallait l'indomptable énergie de Georges CLAUDE pour ne pas se laisser abattre un seul instant. Plus d’une fois, aux heures sombres, il a dû se rappeler qu’à vaincre sans péril on triomphe sans gloire.

La première bataille est gagnée : il ne s’agit plus que d’aller de l'avant. C’est avec confiance que je lève mon verre au triomphe final.

DISCOURS

DE

Monsieur PAUL LANGEVIN

Directeur de l'Ecole de Physique et de Chimie industrielles de la Valle de Paris.

Mon cher CLAUDE, mon cher BOUCHEROT,

Il est très doux à mon amitié d’avoir à s'exprimer ici au nom de l'Ecole de Physique et de Chimie à laquelle vous devez l’un et l’autre votre préparation scientifique et technique. Pour la manière dont vous avez su, au cours d’une carrière déjà longue, donner à cette préparation tant d'efficacité, tant d'éclat, dont vous avez su rendre bien plus qu'il ne vous fût donné, vous avez droit à notre reconnaissance et nous avons le droit d’être fiers de vous.

La réunion de ce soir a bien le caractère d’une fête de famille les membres de notre association d'anciens élèves, unis par les liens d’une formation commune, ont convié, pour honorer deux des meilleurs d’entre eux, les membres de familles voisines et amies. De même que l'intérêt et la beauté du monde tiennent à la variété de ce qu'on y rencontre, le travail collectif exige la collaboration de groupes humains qui, par la diversité de leurs caractères et de leurs formations s’enrichissent et se complètent comme vous deux, mes chers amis, au sein d’une même famille intellectuelle, vous êtes mutuellement complétés pour entreprendre l’œuvre dont nous célébrons ce soir les premiers et probablement les plus décisifs succès. II est bon et réconfortant que ces groupes différents profitent d’une circonstance heureuse comme celle-ci pour se rapprocher et se sentir solidaires dans l’œuvre immense que représente la conquête et la domination du monde par l'esprit.

Vous êtes, tous deux, particulièrement représentatifs du groupe de ceux qui furent formés à notre école. Créée pour enseigner les sciences expérimentales par le laboratoire, pour préparer l’action par le contact direct avec la réalité, pour étendre aux applications de la science, à la technique, les méthodes et l'esprit de la recherche scientifique, cette école est heureuse de trouver en des hommes comme vous, la justification de ses méthodes et la réalisation des espoirs qu'avait mis en elle la Ville de Paris lors de sa fondation.

Il faut bien croire que la méthode était bonne puisque, d'emblée, dès

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