AUX CATARACTES DE L’IGUASSU
0 flots impétueux qui roulez dans V abîme, Tourbillons êcumants , cataracte sublime ,
Tombez , tombez toujours !
Lancez jusques au ciel le bruit de vos tonnerres , Vous êtes assez forts pour ébranler la terre ,
Ne comptez pas les jours !
Et vous , arbres sacrés de la forêt profonde ,
Fous uous renouvelez sur la terre féconde ,
Fous êtes immortels !
Vous êtes le symbole auguste de la vie ,
Vous êtes la beauté , uous êtes l'harmonie,
Le poème éternel !
Mais nous, pauvres passants errants à l'aventure, Courbés sous la splendeur de la grande nature,
Nous crions, éperdus :
Tu gronderas toujours, chûte prodigieuse,
Et tu vivras encor , forêt silencieuse,
Quand nous n'y serons plus !
18 septembre 1922