‹ En marge de la chirurgie (volume 2)Chapitre 53 sur 56 · AUX CATARACTES DE L’IGUASSU · texte numérisé non relu

AUX CATARACTES DE L’IGUASSU

0 flots impétueux qui roulez dans V abîme, Tourbillons êcumants , cataracte sublime ,

Tombez , tombez toujours !

Lancez jusques au ciel le bruit de vos tonnerres , Vous êtes assez forts pour ébranler la terre ,

Ne comptez pas les jours !

Et vous , arbres sacrés de la forêt profonde ,

Fous uous renouvelez sur la terre féconde ,

Fous êtes immortels !

Vous êtes le symbole auguste de la vie ,

Vous êtes la beauté , uous êtes l'harmonie,

Le poème éternel !

Mais nous, pauvres passants errants à l'aventure, Courbés sous la splendeur de la grande nature,

Nous crions, éperdus :

Tu gronderas toujours, chûte prodigieuse,

Et tu vivras encor , forêt silencieuse,

Quand nous n'y serons plus !

18 septembre 1922

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