DANS LA RUE
Je passe tous les jours dans une rue dont le
trottoir n'est pas assez large pour que deux
Ijpersonnes puissent s'y croiser. Souvent^ sur
Ice même trottoir, quelque autre piéton vient en sens contraire. Tantôt c'est moi qui, tout ejde suite, descends sur la chaussée pour lui ir faire place : notamment quand je suis fatigué, morose, d'humeur peu combative. Tantôt, en revanche, je reste, je me dis: « Nous verrons bien qui codera de nous deux. » Et c'est Jl autre alors qui finit par descendre. Ima^^e de la Vie.