‹ En mission dans l'Ouest CanadienChapitre 29 sur 34 · XLII - Une visite imprévue - Guerre · texte numérisé non relu

XLII - Une visite imprévue - Guerre

Le 4 août à 5 heures 30 de l'après-midi, forcé par la chaleur excessive et des troubles mécaniques, l'hydravion, le Santa Maria vient se poser sur la rivière Saskatchewan, tout près de l'église de Lamoureux, Attirés par le bruit du moteur, les résidents du hameau accourent sur les bords de la rivière, surveillent avec intérêt l'hydravion qui remonte le courant, cherchant une place propice au débarquement .

Quel n'est pas l'étonnement général, de voir descendre à terre son Excellence Mgr Breynat, le Rév. P. Patoine, le Rév. P. Bruckert, deux religieuses de la Providence et les deux pilotes, Louis et Jean Bisson. Tous passent la soirée et la nuit à Lamoureux en attendant que les réparations d'urgence soient faites,

Le lendemain après les messes dites à l'église, et un sommaire déjeuner, tous les voyageurs, à part Jean Bisson, malade, reprennent l'avion qui décolle de façon impeccable et se dirige vers Joussard où Son Excellence le Délégué Apostolique l'attend pour la visite du Grand Nord.....Vision fugitive....qui laisse dans notre esprit un souvenir agréable, allié à notre admiration.

Le 27 août, une autre visite, prévue celle-là, c'est la venue de son Excellence Mgr J. H. MacDonald qui administre le sacrement de Confirmation à 88 enfants. C'est sa première visite officielle comme chef du diocèse, car lorsque son Excellence vint à Lamoureux en 1936, il remplaçait temporairement Mgr J. H. O'Leary gravement malade,

Les événements se succèdent et s'aggravent.... Les dépêches nous apprennent soudainement que l'Allemagne a envahi la Pologne le ler sentenbre. Le lendemain, l'Angleterre d'abord, puis la France déclarent la guerre à l'Allemagne. Nous Sommes loin du théâtre des hostilités et cependant nous respirons une atmosphère lourde d'inquiétude et d'appréhension. Chacun se demande ce que l'avenir nous réserve. Il n'est pas difficile de discerner les précautions militaires prises par les autorités, pour prévenir toute surprise. Le pont de la Saskatchewan entre Lamoureux et Le Fort est gardé nuit et jour par quatre hommes armés. Des mesures analogues sont en vigueur à tous les points stratégiques. Il est une chose que personne ne soupçonne alors: c'est la longue durée de cette guerre qui va causer tant d'horribles massacres et des destructions matérielles dépassant toute imagination,

Et la vie paroissiale continue avec ses joies, ses tristesses, malgré les révolutions mondiales. Les nouveaux-nés sont régénérés per le baptême, de jeunes couples unissent leur destinée au pied de l'autel, les vieux et ceux qui sont arrivés au terme de leur carrière tombent à leur tour. Et la cloche annonce à sa façon, ces événements divers.

Nous avons à déplorer en septembre et en octobre, la mort de deux autres anciens de Lamoureux: M. Philias Royer et Télesphore Couturier, décédés tous deux à l'âge de 70 ans, munis des sacrements de l'Eglise.

Nous avons mentionné au cours de ces pages le décès de plusieurs pionniers, de ceux qui furent pour ainsi dire, les fondateurs de Lamoureux. Le lecteur comprendra que nous ne pouvons pas mentionner tous les décès; ceci dépasserait considérablement le cadre de cet ouvrage. Que toutes les familles éprouvées par des deuils gardent l'assurance de nos prières et de notre souvenir au Saint Sacrifice de la messe, pour tous les disparus.

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