‹ En temps de guerre [microforme]Chapitre 42 sur 66 · UN CALOMNIATEUR CONDAMNÉ · texte numérisé non relu

UN CALOMNIATEUR CONDAMNÉ

Nous avons déjà parlé de cette rumeur, plus stupide peut-être encore que criminelle, qui semble s’infiltrer peu à peu à travers tout le territoire françuis et qui consiste à rendre responsables de la guerre européenne non pas le gouvernement et les pangermanistes d'Allemagne, mais . . . les curés et les bourgeois de France.

Parfois même, les calomniateurs qui propagent cette ineptie, quand ils sont doués d’un peu d'imagination, brodent sur ce thème et y ajoutent des commentaires ingénieux ; si le clergé a voulu déclencher la tragédie actuelle, c’est qu’il cherchait à

se venger de la loi de Séparation ; si les bourgeois ont suivi le clergé, c’est que, après les élections de 1914, ils ont compris que le partage des biens était proche, et qu'il importait de faire diversion au payement de cette pénible échéance ; du

reste, ecclésiastiques et capitalistes envoient tous ensemble leur argent de l’autre côté du Rhin,— probablement pour qu'il se transforme en balles et en obus qui serviront ensuite à les tuer sur la ligne de feu.

On ne peut assurément penser sans tristesse qu'il existe assez de pauvres cervelles en notre pays pour que des histoires di de ce genre aient fini par prendre une certaine consistance, Au moment, néanmoins, où le bon sens public et le sentiment

de l'honnêteté n'ont pas sufli infamie inventée par le

humaine il est bon que signalent aux tribunaux leurs Calomniateurs et que la justice sévisse, Le Conseil de &uerre de Toulouse vient précisément de condamner à trois ans de prison et 1,000 fr. d'amende un aubergiste de Saint-Céré,

dont les vues et les propos ur l'histoire Contemporaine s'inspiraient directement de la the

à écraser dans l'œuf « 8 exploiteurs trop avisés de les calomni,

tte petite la sottise

se sus-énoncée ; encore uno fois, dl 6. il scmble très Possible que cat aubergiste soit, comme on dit, plus bâte que méchant ; nous no regretterons pourtant pas la condamnation qu frappe, D'abord, elle dégoûtera sans doute quelques citoyens, aussi Î être brillamment doués intellectuellement. que ce personnage, d'imi- Î vers ter son exemple, et puis, Pour l'honneur du Pays devant bles l'étranger, il importe que les aut -ités constituées n'aient pas ger- l'air de couvrir d'une indulgence andaleuse des calcmnies qui, eois Pour être idiotes, n’en sont pas moins odieusement cruelles, —Journal des Débats, 29 mars, 1916.

és LXII

ce

rgé LA CONFÉRENCE DES ALLIÉ,

it à Voici le texte des résolutions adoptées dans sa dernière séance par la

i le Conférence des Ailiés :

pris iés, réunis à

de 28 27 et 28 mars, 1916 aflirment l'entière communauté

du

ble Prises pour réaliser l'unité

u’il

les

à la fois l'unité

d'action militaire clue entre les éta

II. — Les gouvernements alliés décident de mettre en pratique dans le domaine économique leur solidarité de vues et d'intérêts. Is chargent la Conférence économique, qui se tiendra prochainement à Paris, de leur proposer les mesures propres à réaliser cette solidarité,

III. —En vue de renforcer, de coordonner et d’unifier l’action économique à exercer pour empêcher les ravitaillements de l'ennemi, la Conférence décide ae constituer à Paris un Comité permanent, dans lequel tous les Alliés seront représentés.

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