‹ Encore les femmesChapitre 18 sur 33 · DE L'AUTEUR · texte numérisé non relu

DE L'AUTEUR

Voici quelques vers écrits sur Talbum d'une femme qui vient de faire un livre :

Le voilà donc fini, Madame, ce volume !

Bésultat doublement f&cheux de tant de soins;

C'est un livre de plus, une femme de moins.

Vrai ! ce n*est qu'au chapeau que sied bien une pluraiu

lloi, Je ne puis vous voir, sans un regret amer«

Le bout des doigts noircis, Tœil rougi, le teint blêms.

Les veilles ont noirci vos regards d*outremer.

Sachez-le, d'Apollon le laurier le plus vert

Ne vaut, pour mon bonheur, ni pour le vôtre mémo.

Ce qu'il dérobe aux yeux de vos cheveux que j*airr:o.

Renoncez, il est temps, à des succès trop clioi-s ;

Croyez qu'il est bien beau, quand il s'agit de vouu^

D'en être le sujet que d'en faire soi même ;

Au lieu d'être poète, on reste le poème.

De vos adorateurs vous faites des rivaux.

Tu descends de ton socle, ô déesse de Griic%

lOA ENCORE LES FEMMES.

Arrachant l*encensoir aux mains de tes dévots, Kt tu viens chanter faux devant ta niche vide. C*est un beau résultat de pénibles travaux.

Que d'offrir à Tesprit Timage triste et piètre D'un Dieu qui, las du ciel, descend se fidre pr6tf^

— Ma foi non, madame, je ne prendrais pas sur moi la responsabilité de votre proposition.

Il ne manquerait plus que cela I

Parce que je veux quelquefois persuader aux femmes de rester femmes, c'est-b-direde conserver leur empoe;

Parce que je les avertis desr afltaUèmentis ridicutes sous lesquels elles laissent cacher leurs gr&ces natu* relies par des femmes qui n^'onta^^ai^Iiec (p&qualfues difformités et signeiit leur paradoinyme de « Ont, »

On porte des robes empesas, des jupons goudronnés, des jupons à mjasi({ue qui doanaii aux femnes de telles proportion» qu'iF n'y a pliis moyen de reconnaître des femmes bien faites.

On attache & ces robes cpiarsnte méûresde diflTons, de chiffons sous le nom de volana,, — - baiOans toujours frippés qu'il faut sans cesse rettettre en place avec le geste bîdeux d*nn singe qui se gratte [On a prononcé, il faut obéir à On);

Parce que je veux que les femmes restent adora-

BlfCORE LES FEM1£E& f»»

ble»; parcB que je ne veux pas qaTelles redevienaent de simples femelles, au lieu de rester des femaiBs^ c*est-àrdii&de& êtres «pn, aelon boes aancêtea les Gaulois, teoaffînt la plaeer^ intensédiaiiie entre les mortds iBt tes dkniK;: pan» (pm jfaiaie le& femmear ^ iimix pouvoir tes; aîmeir taujpurs ;

DJtu sail que^e leproches je ve^oîs. de cdtest^^hffllsui ! bien uombreuses, <iii nesse croîe&t aîinées que ies lifmmes qui leur âtseai de» bêtises et leur conseillent dessoltisest

— Et vous voulez, madame, que je prenne sur vm là. p«qpositiOQ< que voîd I

« Les âiéâ^iei^ ea Frattcei, soiit trop édâirés ou du moias bmJ éclairés; te lustie. aveugte tes spectateurs,, donne? la. migraine,, et impose une lenaie à, Atee laide peadimt toute, la. soirée.. l'ai te boalieiHP d'anroir toujoura aupcèa de mnà le seul bioiBfiie' pour teqael je veuatétjre jolie; peu n^*imparte que te» aatres spectolans ne me voient pa&„ et ne hraqueat pas sur \mi. teuKs impertiBentes loi^p^les.

» D'ailleurs» la reprësentatâm Itiiktrate gagnerait beaucoup à ce qtte la salle tàl peui ëdairée y et que tous les artifices de la lumière fussent réservés pour la scène. On obtiendrait ain^v pour tes décors^ des effets qui rivaliseraient avec le diorama. »

— Ah ! ça, madame, d'où venez-vous, et où allez

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