‹ Encore les femmesChapitre 25 sur 33 · LE MARI · texte numérisé non relu

LE MARI

La calomnie ainsi, même sera déçue.

LA FEMME

Oui.... rien dans mes cheveux, qu'une rose moussue;

Il me remarquera.

Cela, c'est la morale. — A la fin de mon prône. J'ai rejeté la fable ; à son tour, la voici :

Un gros kakatoës, blanc, à la huppe jaune.

Penché sur son bâton, d'un air plein de souci.

Disait à Jean Lapin : « Jean Lapin, Dieu merci.

Je te rencontre à temps ; suspends ta course alor;.%

Je te veux avertir d'un horrible péril ;

Vois, là-bas, ce carré d'une herbe fraîche et veita.

Appétissante aux yeux ; — on la nomme persil i

Tu pourrais en manger, et ce serait ta perte.

Ne prends pas mon avis pour un simple babil :

Cette herbe est bonne au goût, parfumée, on la muzigt

Avec plaisir, et puis, par un effet étrange.

Vous vous sentez bientôt Testomac tenaillé ;

L'œil s'éteint, votre bec s'amollit — et vos plumes

Tombent autour de vous ; — bientôt déshabillé ;

Vous mourez, sans l'espoir même d'être empaillé.

Bien inutilement, à prêcher tu t'enrhumes,

Avec un air narquois Jean Lapin lui répond :

Les Lapins n'ont pas peur de voir tomber leurs plames,

Ni leur bec s'amollir : — je vais du môme bond,

Merci, — faire un repas de l'herbe savoureu?ç.

Pour les perroquets, seuls, malsaine et dangcreiTr^j.

Page 1