PLAN DU PREMIER ÉTAGE
O Corridors et paliers.
a’ Passages.
b Salon de réceptions, c à m Salons, chambres d’habitation.
i coucher, et pièces
n Cuisine.
O et P Petites pièces de côté.
q Escalier de service, r Escalier dérobé, s Cabinets.
Nous terminons cette description du laboratoire de Bonn par le détail des hottes fermées construites sur les plans de M. Hofmann, et qui nous semblent, avec celles d’Aix-la-Gbapelle, décrite plus haut par M. Henrivaux, un modèle à imiter dans toute installation de laboratoire.
Une bonne hotte doit réunir les conditions suivantes :
1” Enlèvement rapide des vapeurs ;
2“ Renouvellement de l’air destiné à la combustion du gaz ;
3“ Protection des produits et liquides contre les poussières et les eaux de condensation ;
4' Évacuation immédiate des liquides qui seraient renversés.
Les figures de la moitié gauche de la planche VIII montrent comment on a résolu le problème.
La figure représente la coupe verticale de la hotte. Celle-ci est disposée dans le mur un peu en saillie, et sa paillasse s’élève à 1 mètre du sol ; les parois sont construites en grès, inattaquable au.v acides ; la hauteur est de 83 centimètres.
Elle s’ouvre par une fenêtre à coulisse équilibrée par des contre-poids. Le jour est fourni par une petite fenêtre, fermée par un carreau très épais, percée dans le mur et non indiquée sur la planche.
Le tirage se fait par une cheminée en terre cuite, de 20 centimètres de diamètre, encastrée dans le mur; à sa base est un bec de gaz en stéatite sur tube de porcelaine ; de la sorte tout métal est évité dans cette construction. Les eaux qui peuvent se condenser dans la cheminée se rassemblent dans la poche.
d’où un tuyau les amène sous la paillasse. Cette poche peut se nettoyer en débouchant une partie du mur, construite dans ce but, àcette place, en briques.
La paillasse est carrée, de 55 centimètres de côté : elle est formée par une plaque d’ardoise percée d’une quantité de petits trous (coupe CD); elle repose sur un espace évidé, qui reçoit les eaux condensées du tuyau et les liquides répandus sur l’ardoise, et écoule le tout par un tube en plomb formant siphon hydraulique, dans une auge placée dessous (coupe DE). L’air appelé par la cheminée est remplacé en partie par l’air du laboratoire et en partie par de l’air frais appelé du dehors. La coupe DE montre le conduit qui puise l’air extérieur par un orifice masqué derrière une rosette, et se bifurque en fer à cheval pour déboucher dans la hotte par deux ouvertures quadrangulaires visibles sur le devant de la paillasse, coupe CD.
Les dispositions de ces hottes ont été reproduites dans la plupart des laboratoires allemands.