RECHERCHE DES MÉTAUX ALCALINS
Quand on a évaporé la liqueur et calciné pour chasser les sels ammoniacaux comme il vient d’être dit pour rechercher la magnésie, s’il reste un résidu qui soit soluble en entier ou en partie dans l’eau, on peut être assuré de la présence de la potasse, de la soude ou de la lithine, ou bien de ces diverses bases ensemble ; on opère alors de la manière suivante :
Lithine, potasse. — On sature, aussi exactement que possible, les carbonates alcalins par de l’acide chlorhydrique, on concentre la dissolution, puis on l’essaye au chalumeau avec un fil de platiné, afin de s’assurer de la présence de la lithine qui est caractérisée par la coloration rouge carmin que prend la flamme. Ensuite, on divise la liqueur en deux parties : dans l’une, on verse du bichlorure de platine qui donne un précipité jaune cristallin de chloroplatinate de potasse, quand cette base existe dans la liqueur; pour que cette réaction soit nette, il faut se rappeler que la liqueur doit être assez concentrée ; le précipité ne se forme quelquefois que vingt-quatre heures après.
Soude. — Dans l’autre partie du liquide, on verse du biméta-antimoniate de potasse et on l’agite fortement avec une baguette de verre; s’il y a de la soude, on obtient un précipité blanc, grenu, de biméta-antimoniate de soude. On peut aussi caractériser la soude à la coloration jaune qu’elle communique à la flamme du chalumeau.
Ammoniaque. — Enfin, on s’assure de la présence des sels ammoniacaux, en opérant sur la liqueur primitive dont on a fait une réserve.
Il suffit alors de traiter cette liqueur par un excès de potasse et de chauffer dans un tube; s’il existe des sels ammoniacaux, il se dégage de l’ammoniaque
m ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.
gazeuse facile à reconnaître à son odeur et à son action sur le papier rouge de tournesol.