‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 104 sur 240 · Loc. oit · texte numérisé non relu

Loc. oit

expériences de M. Daubrée et les variant; voici les principaux essais de ce savant relatifs à cette substance.

Des échantillons de brookite identiques à ceux de l’Oural, s’obtiennent en opérant dans un tube chauffé à une température comprise entre les points d’ébullition du zinc et du cadmium. Une petite nacelle de platine est déposée dans ce tube ; elle renferme du fluotitanate de potasse ; on fait arriver du gaz chlorhydrique et do l’hydrogène d’abord sec, puis humide. L’opération dure quelques heures et fournil, de gros prismes rhombiques bleus semblables à ceux de Miask, qui tapissent les parois du tube e 1 / 3 e 1 / 3 = 99° 45' à 99° 54' (naturel 99° 50'), e l /J> l l 3 — 154°. Densité = 4,1. On observe une macle en gouttière avec angle rentrant de 109°, souvent constatée dans la nature.

La réaction de la vapeur d’eau et de l’acide fluorhydrique sur le chlorure de titane donne de moins beaux échantillons.

La brookite des fumerolles volcaniques s’obtient en faisant réagir l’acide chlorh\ drique sur un mélange d’acide titanique, de fluorine et de chlorure de potassium. L’opération se fait dans un gros tube vertical; la partie inférieure renfermant la nacelle est chauffée au rouge blanc ; le haut n’atteint pas 1040°. On introduit par la partie supérieure l’hydrogène humide et par le bas de l’acide chlorhydrique mélangé de fluorure de silicium. Cette expérience est particulièrement instructive en ce sens qu’elle fournit l’acide titanique à ses trois états : rutile, brookite, anatase, de la partie la plus chaude à la plus froide. L’anatase n’est visible qu’au microscope.

On recueille de 1 ’arkansite en prismes rhombiques striés, d’un noir éclatant, un peu fluorifères, en décomposant au rouge sombre par l’acide chlorhydrique un mélange d’acide titanique, de silice et de fluosilicate de potasse. Faces dominantes b%e%li l . On a eV 5 eV 5 = 100°, h l b%= i32°25', —

En faisant passer un lent courant d’air et d’acide chlorhydrique sur un mélange de 1 partie d’acide titanique, 5 de silice et 12 de fluosilicate de potasse chauffés au rouge sombre dans un creuset de platine, on obtient des lamelles verdâtres de brookite qu’on isole par des traitements à l’eau et aux acides chlorhydrique et fluorhydrique. La forme cristalline et le poids spécifique 4,1 sont leâ mêmes que pour les échantillons del’Oisans; h 1 e 1 =141°40', /i 1 è 1 / 6 = 143°45', h 1 est striée suivant la zone du prisme. Il se fait d’abord du rutile sur lequel viennent s’implanter des cristaux de brookite et ceux-ci portent souvent à leur tour de très petits octaèdres d’anatase.

En résumé il ressort du travail de M. Hautefeuille que :

1° L’acide chlorhydrique à très haute température transforme l’acide titanique amorphe en rutile ;

2° Il en est de même de l’acide fluorhydrique ;

3° Le même réactif à température plus basse donne naissance à la brookite ;

4° Enfin l’acide fluorhydrique donne au rouge sombre de l’auatase.

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