SOUFRE
Les gisements naturels du soufre ont été décrits avec un soin extrême par M. Sorel dans le cours même de cet ouvrage 2 . Tout le monde sait qu’il se forme encore de nos jours dans les fumerolles volcaniques ; il semble souvent résulter de la réaction réciproque des gaz sulfureux et sulfhydrique.
Des cristaux de soufre b 1 , b 11 ' 2 de formation contemporaine, provenant vraisemblablement de la réduction du gypse par des substances organiques, ont été trouvés à Paris et étudiés par M. Daubrée s .
Peu de substances parmi les corps simples sont aussi intéressantes que le soufre sous le rapport des propriétés physiques anormales et des états allotropiques variés. Nous n’avons à considérer ici que les états cristallins ; on en connaît actuellement trois : la forme octaédrique rhombique (des cristaux naturels) ; la forme prismatique clinorhombique (ne se rencontrant pas dans la nature); enfin nous ajouterons qu’une variété anorthique a été découverte par M.Silvestri* dans des produits volcaniques et retrouvée accidentellement dans une opération de laboratoire par M. Friedel 5 .
Il y a peu de chose à dire ici sur la manière de faire cristalliser le soufre : cette question a été traitée tout au long dans le courant de cet ouvrage 6 . Rappelons seule-
t. C. R., 1847, t. XXIV, p. 1050. — Ann. de phys. et chim., t. XX, p. 459