C. R., 1858, t. XLVI, p
4. C. R., 1858, t. XLVI, p. 764 et 1861, t. LU, p. 780. — L’Inst., 1858, p. 135, —Ann. Chem.
Pharm.. t. CVIII, p. 55 et t. CXX, p. 170. — Chem. News. t. V, 57. — PhHi May., t. XXI,
rempli un tube de porcelaine par des couches alternatives d’alumine et de silice, le chauffant au rouge et le faisant traverser par un courant de fluorure de silicium, ils ont pu transformer au moyen d’une quantité limitée de ce dernier réactif, tout le contenu du tube.
La calcination prolongée du fluorure d’aluminium avec la silice a fourni à MM. Fremy et Feil 1 un autre silicate d’alumine remarquable par sa belle cristallisation. Ce corps de formule Al 2 0 3 ,Si0 8 est très voisin de la sillimanite, il offre comme elle des formes aiguillées et fusiformes, des extinctions longitudinales et des teintes vives de polarisation.
M. St. Meunier 8 a préparé un silicate plus alumineux que le précédent en faisant réagir au rouge les vapeurs d’eau et de chlorure de silicium sur'l’aluminium métallique. Le produit obtenu se présente sous des formes mal définies et témoigne que la cristallisation à été très brusque.
MM. Hautefeuille et Margoùet 3 ont obtenu par fusion prolongée de la silice et de l’alumine avec de l’acide métaphosphorique, des prismes orthorhombiques de formule Al 2 0 3 ,Si0 8 , qu'il y a lieu de rapporter à la staurotide. Ils étaient accompagnés d'un phosphate de silice Si0 2 ,PhÜ 5 , cristallisé en cubes.
Emeraude.
3G10,AI 2 0 3 ,6Si0*. GPAl\SiOf.
L’émeraude ou béryl que la nature présente toujours en relation avec les filons stannifères et qui a dû se former sous l’influence d’émanations fluorées, n’a été jusqu’à présent reproduite que par Ebelmen 4 . Ce chimiste soumettait à une température très élevée un mélange d’acide borique et d’émeraude naturelle pulvérisée, et obtenait un culot dont les cavités étaient remplies de petits prismes hexagonaux d’émeraude. Dans quelques-unes de ses expériences, Ebelmen ajoutait un peu d’oxyde de chrome qui colorait en vert les cristaux obtenus.
H. Sainte-Claire Deville 3 a montré qu’il est impossible d’obtenir l’émeraude par réaction au rouge du fluorure ou du chlorure de silicium sur la glucine et l’alumine. La phénacite 2G10,Si0 2 et Yeuclase ne peuvent non plus prendre naissance dans cette réaction. On obtient seulement un silicate de glucine cristallisé, 6G10,5Si0 2 , lequel n’existe pas dans la nature.
SILICATES FLUORIFÊRES.
II. Sainte-Claire Deville 6 a fait voir que l’on ne pouvait obtenir ces silicates fluorifères, à composition complexe, que la nature a mis au jour avec les filons