Ann. Chem. Pharm., t. XC, p
3. Abh. der k. Ges. Wiss. GSttingen, t. IV, p. 257. — Norddeul. Reitrâge zur Berg- uni Hüttenkunde, t. IV, p. 86.
4. Pogg. Ann., t. XXXIII, p. 336, et t. XXXIV. p. 531. — Jahrb. f. Min.' 1855, p. 31, et 1856
p. 47. — Karsten’s Archiv. f. Min., t. VIII, p. 225,
sur des silieates fondus ou associés à des matières graphiteuses et à de la blende. Ces cristaux étaient, les uns d’un blanc nacré, quelques-uns bleu violet ou noirâtres, avec clivages rectangulaires et macles de Carlsbad. Toutes les propriétés physiques et chimiques se rapportaient à celles de l’orlhose. Dureté 6 ; D=2,55.
Le même feldspath a été rencontré en 1845 1 au haut-fourneau de Josephsbütte, près Stollberg. L’aspect du produit est celui de l’adulaire; on observe trois des macles familières à l’orthose avec les faces p, g 1 , m, a 1 . La composition, la densité, la dureté sont normales.
Des faits analogues ont encore été observés par Ilausmann dans le haut-fourneau de Iyreuzhütte, près Laimbach, et par Zincken 2 3 dans celui de Rottleberodo (cercle de Magdebourg).
Méthodes de reproduction. — Mitscherlich, et plus tard Hayes s , ont essayé en vain de faire cristalliser l’orthose par fusion et refroidissement lent du minéral ou de ses éléments. Quoi qu’ils eussent opéré tout à fait en grand, ils n’ont pu obtenir que des masses vitreuses.
M. Daubrée 4 a fait réagir le chlorure de silicium en vapeur sur les bases des feldspaths chauffées au rouge; il a obtenu ainsi des cristaux prismatiques; mais, d’après la détermination de IL Sainte-Claire Deville, ces cristaux n’appartiennent pas à la famille des feldspaths.
M. Stanislas Meunier 5 , par réaction au rouge du chlorure de silicium sur l’aluminium en fil imprégné de potasse, a recueilli, outre de la leucite, des prismes, maclés qui peuvent être de l’orthose.
Les expériences de Mitscherlich ont été reprises dans ces dernières années par plusieurs opérateurs.
M. Stanislas Meunier 6 , par fusion et recuit de roches acides vi treuses, a obtenu des noyaux cristallins à polarisation vive, possédant la composition de l’orthose.
MM. Fouqué et Michel-Lévy 7 ont été conduits à des conclusions tout à fait différentes ; dans un grand nombre d’expériences portant sur le recuit de verres ayant la composition de l’orthose, ils n’ont pu obtenir, après huit jours de chauffe, qu’une masse à peine dévitrifiée, montrant seulement, entre les niçois croisés, une sorte de réseau très fin à mailles rectangulaires, constamment dirigées à 45° des sections principales des niçois, et d’autant plus nettes, que la plaque est plus épaisse. L’explication de ce singulier phénomène est encore obscure ; quoi qu’il en soit, on n’observe aucun mierolithe analogue à ceux des feldspaths calciques.
Les diverses expériences qui précèdent nous montrent que l’orthose ne peut s’engendrer qu’avec une extrême difficulté par la voie purement ignée, en sorte que nous n’avons que bien peu d’indications sur la genèse des roches à orthose, même non quartzifères (orthophyres, trachyteset phonolithes).