C. P,., 1880. t. XC, p
5. Bull. Soc. Min. 1879, t. II, p. 158 et 1880, t. III, p. 171. — C. R., 1881, t. XCII, p. 1374.
purement ignée. En effet, MM. Fouqué et Michel-Lévy 1 ayant longtemps recuit des verres ayant la composition de l’albite, n’ont obtenu qu’une très petite quantité de microlitbes déliés, s’éteignant sous un angle maximum de 12° environ. Le caractère de la double réfraction est positif, contrairement à ce qui a lieu pour les microlithes d’oligoclase et de labrador des roches. La plus grande partie du culot reste à l’état vitreux.
M. Hautefeuille 2 a reproduit l’albite par un procédé semblable à celui qui lui a donné l’orthose ; il lui suffît de remplacer la potasse par la soude (v. p. 126). Le produit de l’opération répond par tontes ses propriétés physiques et chimiques à l’albite. Les formes sont p, g 1 , m, t, a 1 , a l / t , avec clivage p très marqué, et l’on observe les macles de l’albite et de Carlsbad.
M. Hautefeuille a obtenu de même des cristaux d'albite, en se servant du phosphate ou du vanadate de soude comme fondant.
MM. Friedel et Sarasin 3 ont obtenu l’albilepar le procédé qui leur avait donné l’orthose : ils chauffent dans leur tube d’acier grand modèle, à une température de 500° environ, de l’alumine précipitée avec un excès de silicate de soude. L’albite se présente en aiguilles ou encore en cristaux raccourcis analogues à ceux des filons ; les dimensions atteignent quelques dixièmes de millimètre. Les cristaux sont tous aplatis suivant g 1 ; ils offrent un contour hexagonal formé par les faces p, m ou t, a 1 . La plupart sont allongés suivant l’arête pg 1 à la façon des microlithes des roches ; quelques-uns sont allongés suivant l’arête mt. Plusieurs angles ont été mesurés et trouvés égaux à ceux de l’aîbite ; les extinctions et toutes les autres propriétés sont normales. La macle dite de l’albite est fréquente et se traduit par des stries sur p.
Il est à remarquer que l’olbite cristallise bien plus facilement que l’orthose dans les mêmes conditions; elle n’est jamais accompagnée, comme celle-ci, de quartz, de tridvmite et de substance amorphe.
MM. Friedel et Sarasin ont ajouté au mélange en expérience des quantités variables de chlorure de potassium. Une de leurs expériences n’a donné que du quartz et un silicate cubique; mais la plupart des essais effectués dans ces conditions ont fourni concurremment l’orthose et l’albite, en cristaux bien distincts les uns des autres. Il est à remarquer que les deux espèces n’ont pas cristallisé ensemble.
0LIG0CLASE.
5Na0,Ca0,4AP0 3 ,20Si0 2 6{NaAlSi^O% (CaAl'-SëO*)
Gisement. — Ge feldspath se présente dans la nature non seulement sous forme de filons, mais aussi dans les roches granitoïdes, dans les gneiss et sous forme microlithique dans un grand nombre de roches éruptives (porphyrites, variolites, mélaphyres, dacites, andésites).
Méthodes de reproduction. — Il a été reproduit par fusion ignée so.us f n rme