‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 172 sur 240 · Bull. Soc. Min., 1885, t. VI, p · texte numérisé non relu

Bull. Soc. Min., 1885, t. VI, p

a signalé l’azurite et la malachite avec cuprite et eéruse sur des monnaies romaines trouvées en Algérie.

Méthodes de reproduction. —Becquerel 1 a obtenu des masses mamelonnées d’azurite et de malachite en chauffant en tube scellé, vers 125°, du sulfate de cuivre avec du carbonate de soude ou encore du chlorure de cuivre avec des fragments calcaires.

Des sphérolithes d’azurite bien plus parfaits ont été préparés par M. Debray 3 4 ; ce savant chauffait une solution de nitrate de cuivre avec des fragments de craie. Une pression de 2 à 3 atmosphères est nécessaire, mais ellé ne doit pas dépasser 7 à 8 atmosphères; la température ne doit pas non plus être excessive, sans quoi l’azurite se détruirait. Le dépôt a lieu à la surface des. fragments ; il se fait d’abord une croûte verte d’azotate tribasique qui se transforme à son tour en hydrocarbonate.

M. Debray a montré en outre qu’on obtient des cristaux bleus en chauffant en tube scellé à 160° du nitrate tribasique de cuivre avec du bicarbonate de soude en excès, mais que ceux-ci ne sont pas de l’azuritè, mais un carbonate de soude et de cuivre Na0,C0 2 -+-Cu0,C0 3 .

Becquerel 3 a obtenu ultérieurement des cristaux clinorhombiques bien nets d’azurite, en laissant réagir lentement à froid le bicarbonate de soude sur un mélange de craie et d’azotate basique de cuivre.

Signalons encore un produit remis par M. d’Hervey de Saint-Denis à l’examen de MM. Fouquéet Michel Lévy 1 ; c’est une matière colorante fabriquée industriellement en Chine par un procédé inconnu. Le microscope la montre entièrement composée de petits prismes clinorhombiques d’azurite, de 0 mm ,l de long sur 0 mm ,05 de large. Ils sont légèrement dichroïques et leurs angles d’extinction atteignent 35° par rapport à la longueur.

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