Géologie expérimentale , p
4. C. R., t. XXXIV, p. 29. — U Inst., 1852, p. 27, — /. pr. Chem., t. LV, p. 357. — Ann. Chem. Pharm., t. LXXXIV, p. 199. — Pharm. Centr., 1852, p. 150.— Phü. Mag., t. III, p. 233.
l’anglésite, par Macé 1 et par M. Frémy 2 3 4 , dans les mêmes conditions que pour la barytine. Le premier réunissait par un fil deux solutions, l’une de nitrate de plomb, l’autre de sulfate de fer. Le second opérait la réaction lente de deux solutions d’inégale densité au travers d’une cloison poreuse. (Yoir Barytine.)
Drevermann 3 avait d’ailleurs obtenu des cristaux mesurables d’anglésite, à l’état de produit accessoire dans ses expériences de diffusion pour la reproduction de la crocoïse Pb0,Cr0 5 . (Yoir plus bas.) Le chromate de potasse qu’il avait employé renfermait des sulfates, de telle sorte qu’il se forma des prismes d’anglésite ayant la forme p, g 1 , e 1 , g m .
CROCOÏSE.
PbO.CrO 5 PbCrOK
Gisement. — La crocoïse ou plomb rouge est un minéral de filons.
Méthodes de reproduction. — Manross 4 a reproduit la crocoïse par fusion ménagée du chlorure de plomb avec du chromate de potasse. Cette opération se fait au rouge sombre ; si l’on dépassait cette limite, on verrait se former un chromate basique de plomb décomposable par l’eau, formant de longs prismes hexagonaux. La partie inférieure du creuset est colorée en vert par de l’oxyde de chrome ; plus haut se voient de nombreux cristaux transparents de crocoïse; D = 6,118.
La méthode de réaction lente par diffusion a été mise à profit par Drevermann 8 ; ce chimiste plaçait une couche de nitrate de plomb au fond d’un bocalqu’il remplissait d’eau sans agiter; il disposait de même du chromate de potasse au fond d’un second bocal qu’il remplissait d'eau, puis les deux appareils étaient introduits dans un troisième bocal plus grand, rempli d’eau. Le tout, abandonné au repos, donnait, au bout de quelques mois, sur le second récipient, un précipité de chromate de plomb en partie amorphe, en partie mamelonné. Au fond de celui-ci se montrèrent de belles aiguilles rouges d’un éclat adamantin, groupées en faisceaux atteignant 4 à 5 millimètres. Ce sont des prismes clinorhombiques striés, formés des faces mb l kd l k, parfois g 1 et d x . Dans cette préparation il se fait aussi de la mélanochroïte 3PbO, 2Cr0 3 ; quelques expériences ont aussi fourni, par suite de l’impureté des réactifs, de l’anglésite et de la céruse.
PRODUITS ARTIFICIELS ANALOGUES AUX PRÉCÉDENTS
Schultze est parvenu, en appliquant la méthode de Manross, à préparer des mélanges isomorphes de chromate et de molybdate de plomb ; ces composés offrent