‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 2 sur 240 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

En présentant au publie ce fascicule de Y Encyclopédie chimique, il nous est impossible de nous défendre de quelque embarras. L’importante application de la chimie minérale qui va nous occuper a, en effet, été traitée par des auteurs d’une haute compétence. Jusqu’à ces dernières années, les ouvrages les plus considérables sur ce sujet avaient été publiés à l’étranger, notamment en Allemagne. Les chimistes français se voyaient le plus souvent obligés de recourir à la lecture des mémoires originaux, ou bien de se reporter aux documents déjà anciens rassemblés dans la Minéralogie de Dufrénoy, dans le Traité de chimie de MM. Pelouze et Fremy, ou encore à la note de M. Alph. Favre 1 .

Le Dictionnaire de chimie pure et appliquée de M. Würtz fournit, il est vrai, dans les articles isolés, des renseignements intéressants sur la synthèse minéralogique, mais on'y chercherait vainement sur cette matière l’exposé d’un corps de doctrines, une revue des méthodes mises en œuvre et des espèces reproduites.

Cette lacune s’est trouvée comblée par la conférence faite à la Faculté de Médecine, en 1880, par M. Friedel, et publiée dans la Revue scientifique 2 . Le lecteur y trouvera l’exposé aussi élégant que concis, et très complet, malgré son cadre restreint, qu’a fait le savant professeur de la Sorbonne.

L’ouvrage le plus important et le plus récent qui ait paru sur cette branche de la science, est la Synthèse des minéraux et des roches, par MM. Fouqué et Michel Lévy* ; ce livre constitue 1s premier traité didactique de ce genre publié en France. Les auteurs ont placé en tête de leur ouvrage des généralités sur les méthodes synthétiques, et sur les procédés de spécification des minéraux artificiels. Ils insistent sur les gisements et donnent la description des synthèses s’appliquant non plus seulement aux minéraux isolés, mais encore aux roches ainsi qu’aux météorites. La seconde partie de l’ouvrage présente, d’après une classification minéralogique, une série d’articles étendus relatifs à chaque minéral reproduit.

Faire, après de tels maîtres, un essai sur la reproduction artificielle des minéraux, pourrait être à bon droit taxé de présomption. Nous avons cependant entrepris cette tâche à la demande de notre excellent maître, M. Fremy, et fort de ses bienveillants encouragements. A defaut d'autre mérite, nous avons cherché à être

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