‹ Encyclopédie chimique. Tome II.- Métalloïdes. 1er appendiceChapitre 203 sur 240 · C. R., 1867, t. LXY, p · texte numérisé non relu

C. R., 1867, t. LXY, p

t. LXI, p. 419.

rature atteint le rouge vif ou seulement le point strictement nécessaire pour fondre le chlorure de calcium. D’ailleurs, avec la chaux, si du fluor intervient, il ne se fait que de l’apatite.

M. Lechartier a préparé les arsénio-apatiles chlorées de chaux (D =3,55), de baryte, destrontiane et de plomb (G =. 3,73), ainsi qu’une arsénio-apatite de chaux chloro-fluorée.

Tous ces composés constituent des prismes hexagonaux isomorphes avec l’apatite.

Les arsénio-wagnérites préparées par M. Lechartier sont les suivantes : arséniowagnérites chlorées de chaux, de magnésie (D = 3,45) et de manganèse, ainsi qu’une arsénio-wagnérite de magnésie chloro-fluorée.

Tous ces composés appartiennent, d’après l’auteur, à la forme orthorhombique ; mais il y a isomorphisme partiel dans la zone du prisme m avec la wagnérite.

Travaux de M. Hautefeuille. — Nous avons vu que M. Ilautefeuille a reproduit la vanadinite par une méthode analogue aux précédentes. Il a cherché vainement à préparer d’autres composés vanadiques de la famille des apatites ; il a seulement obtenu 1 par fusion de l’acide vanadique avec du chlorure de calcium une vanadiowagnérite calcique 3Ca0,V0 3 -|-CaCl ou Ga?Cl{V O'f possédant la densité 4,01 et offrant les faces m et h 1 d’un prisme clinorhombique isomorphe avec la wagnérite.

Travaux de M. Ditte. — On doit à M. Ditte d’importants travaux sur la double série des apatites et des wagnérites.

Dans un premier mémoire 2 , l’auteur s’est attaché à faire voir que, lorsque du phosphate de chaux se trouve fondu en présence d’un chlorure, les produits cristallins prennent naissance d’après les lois connues de la dissociation, et que les phénomènes observes sont du même ordre que ceux qui régissent la formation des divers hydrates d’un même sel au sein d’une dissolution aqueuse. Ainsi du phosphate de chaux étant fondu avec du sel marin, l’apatite ne prend naissance que si le phosphate de chaux est en quantité suffisante, sans quoi elle cède la place à des paillettes nacrées du phosphate calcico-sodique 2Ca0,Na0,Ph0 3 ou CaNaPhO *.

La wagnérite calcique ne peut se former qu’en présence d’une quantité suffisante de chlorure de calcium. L’auteur explique par des considérations du même ordre, ce fait, découvert par Sainte-Claire Deville et Caron, que l’on obtient à volonté, dans le chlorure de calcium, de l’apatite ou de la wagnérite, suivant la proportion du dissolvant.

Les autres mémoires 5 de M. Ditte comprennent la description des apatites et wagnérites bromées ou iodées, renfermant les acides phosphorique, arsénique ou vanadique, et, comme hases, la baryte, la strontiane, la chaux, la magnésie, l’oxyde de manganèse ou l’oxyde de plomb. L’auteur a obtenu subsidiairement quelques ortho-,pyro- et métaphosphates, arséniates et vanadates cristallisés, ne renfermant pas d’élément halogène.

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